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dimanche, 19 mai 2024

Gabon : La durée de la transition politique au cœur d’une féroce controverse entre espoirs et résistances.

Une transition politique, pour certains constitutionnalistes, est synonyme d’un intermède entre ce qui est légal et ce qui est légitime. Dans la mesure où la légitimité est acquise par l’expression directe du peuple à travers des suffrages issus d’une élection. Ce que la transition actuelle en cours ne détient pas. Car parvenu au pouvoir par un coup d’État et pour une durée précise, selon certaines dispositions, qui ne devrait pas excéder soit un quinquennat soit un septennat.

Il relève aussi qu’en la matière de jurisprudence, il se peut que la transition mette également plus de temps que prévu, selon d’autres circonstances. Un tabloïd qui pourrait se matérialiser dans le cas du Gabon précisément. Au regard de ce que le pouvoir militaire de Libreville pourrait, lui-même, être victime de son succès et de la ferveur populaire qui en résulte.                                

La chute d’Ali Bongo Ondimba, visiblement provoquée par certains membres de son entourage direct, a été ressentie à travers le pays comme une libération afin que le Gabon puisse s’ouvrir à plus d’opportunités de développement et à plus de démocratisation ainsi qu’une amélioration de la gouvernance de l’État. Des objectifs visant le redressement et la restauration des institutions dont le Comité de transition et la restauration des institutions (Ctri) au pouvoir, s’est assigné.           

Force est de constater aujourd’hui que la publication officielle du communiqué n°026 annonçant la mise en œuvre du projet du chronogramme de la transition fait actuellement débat dans le pays entre ceux qui prônent sur le retour de l’ordre constitutionnel régalien (le retour du pouvoir aux civils) et ceux qui, majoritaires, s’opposent à l’abdication du régime libérateur du 30 août dernier au profit des politiques qui rêvent éternellement d’être au pouvoir.                                 

En effet, ces derniers estiment qu’un retour précipité des civils au pouvoir ne garantit pas le développement du pays. Au regard du bilan des cinq décennies de gestion de l’ancien parti au pouvoir. Donc la classe politique actuelle (tout bord confondu) serait passée par les écuries. Pire, le régime dirigé par Ali Bongo Ondimba durant quatorze années aura été beaucoup plus apocalyptique. Rétablir l’ordre constitutionnel régalien serait faire recours aux mêmes travers de mal gouvernance du pays et de malversation dans la gestion des fonds publics.                   

À preuve, en quelque deux mois de l’exercice du pouvoir, les efforts déployés par le Ctri sont déjà visibles et palpables. Ce qui augure des lueurs d’espoir au bien-être véritable pour le peuple gabonais.

Notamment en ce qui concerne l’assainissement des finances publiques et la moralisation de la vie publique de la nation, la restructuration équilibrée des institutions constitutionnelles, les paiements et le remboursement de la dette publique et extérieure, la reprise et la poursuite de la construction des infrastructures laissée à l’abandon, etc. Autant de facteurs positifs qui réaffirment l’enthousiasme des Gabonais de voir le Ctri se maintenir dans la poursuite de son action de salubrité publique afin de ne pas céder aux chants de prédateurs.

Thierry Mocktar

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