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dimanche, 19 mai 2024

Gabon-PDG/Élections législatives à venir : Une (nouvelle) erreur de casting pourrait être fatale dans la Nyanga.                        

Incontestablement, le Parti démocratique gabonais (PDG) reste la principale force politique dans la province de la Nyanga au sud Est du pays. Bien que le parti au pouvoir ait trébuché lors des élections législatives de 2018, malgré une implantation politique et sociale qui fait des lustres.

Au fil du temps et dans l’entregent des scrutins passés et dans l’attente des élections prochaines, le parti s’est considérablement bonifié localement par la mise en œuvre du concept de “2R” basé sur la régénération et la revitalisation instruit par le Distingué Camarade Président Ali Bongo Ondimba. Le PDG, pour renforcer ses failles est allé piocher dans les rangs de l’opposition pour s’offrir ses têtes pensantes dans la Nyanga.

Alors que l’on ne s’est jamais attendu sur un tel retournement de situation dans une province qui a toujours manifestée une hostilité des choix idéologiques et politiques de ses acteurs. En effet, sur les 11 sièges de députés à pourvoir en 2018, le PDG n’en avait raflé que cinq : Mougoutsi (2 sièges), la Douigny (1 siège), la Basse Banio (1 siège) et la Haute Banio (1 siège). Les 5 sièges restant allant à l’opposition Les Démocrates  et l’unique siège restant pour le FER  de Bonaventure Nzigou Manfoumbi.

Pourquoi donc le PDG n’est pas parvenu à rafler la mise comme 5 ans auparavant ? Lorsque le parti avait obtenu 9 sièges sur les 10 à pourvoir dans cette partie du pays ? L’échec de 2018 est à rechercher, avant tout, dans les choix parfois incompréhensibles de candidatures complaisantes. Une pratique à la mode au sein de la plus vieille formation politique du Gabon. Qui a toujours vue en sein une immersion des candidats surprises parfaitement inconnu se faire imposer face au choix de la base ou contre sa volonté, c’est selon, au détriment des candidats qui ont une parfaite maîtrise et connaissance du terrain politique locale.

C’est ainsi que le parti au pouvoir a quasiment envoyé à la “boucherie” ses propres candidats pour affronter les inoxydables de l’opposition. Alors qu’à contrario, les sièges détenus de main de maître par Angélique Ngoma  (808 voix contre 213 pour son suivant au 2e siège de la Basse Banio), Edgard Anicet Mboumbou Miyakou (664 voix contre 28 dans la Haute Banio), Ferdinand Mbadinga Mombo (663 contre 324 (2e siège de Mougoutsi)… n’ont pas fait l’objet de contestation dans les urnes.

Ce qui traduit l’impact positif de l’action sur le terrain de leurs détenteurs. Il fallait donc être “politiquement” costaud  pour renverser Jonathan Igoumba, Jean-Pierre Doukaga Kassa, Fratelli-Martial Fouty et consorts. Même si certains ont aujourd’hui rejoints les rangs du PDG et d’autres d’ici peu. A tout cela il faut bien sûr ajouter les positionnements politiques hasardeux dont certains parachutés se délectent.

Ou encore de ces choix contestables des candidats, très souvent imposé par le PDG à la base. Et qui pourront être une source pour le parti de passe à côté du réalisme électif. Même s’il compte aujourd’hui dans ses rangs dans la Nyanga,  les acteurs qui ont fait mordre la poussière, il y’a 5 ans, a ses propres candidats. Surtout avec un discours qui n’a pas séduit les populations.  

Thierry Mocktar

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