Hier, mardi 23 juin à Libreville, le Président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguéma a été élevé à la dignité de Grand’Croix dans l’Ordre international des palmes académiques du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (OIPA-CAMES).
Derrière la décoration, un message clair : le pouvoir gabonais veut remettre la science, la formation et la recherche au centre du projet national.
L’Ordre international des palmes académiques ne décore pas pour décorer. Il distingue ceux qui, par leurs actes, font avancer le savoir en Afrique.
En enlevant Brice Clotaire Oligui Nguéma à la haute dignité, les instances continentales reconnaissent un engagement concret : revaloriser l’université gabonaise, la reconnecter aux besoins du pays, et lui redonner sa place dans l’écosystème académique africain.
Pour un décideur issu de la transition, c’est aussi une façon de dire que la rupture prônée ne se limite pas à la politique. Elle passe aussi par l’école, les laboratoires de recherche et les amphithéâtres.
La ligne est lisible depuis 2023. Fini « l’Université-usine » à diplômés sans débouchés. La Grand’Croix reçu par Brice Clotaire Oligui Nguéma n’est pas une fin. C’est la validation externe de cette trajectoire.
Pour l’instant Oligui Nguéma a choisi son camp : celui du savoir comme levier de souveraineté.
Thierry Mocktar




