Le mot a été lâché dès le 03 mai 2025 : inclusion ! Pour le Président Brice Clotaire Oligui Nguéma, ce n’est pas un slogan. C’est la volonté et la méthode de gouvernance politique, économique et sociale du Gabon prônée sous la Ve République.
Une seule règle : faire participer tout le monde, chacun dans sa différence, à l’effort de construction de la nouvelle nation. Sans mettre personne à l’écart à cause de ses origines, de ses opinions, de son passé ou de son patronyme. Sauf que cette promesse dérange.
Dans certains salons, à travers les réseaux sociaux, l’inclusion appelée de tous ses vœux par le président de la République est jetée en pâture. Parce que les héritiers du clan Bongo-Valentin ou de l’ancien régime qui ont embrigadé le pouvoir d’Oligui Nguéma, n’acceptent pas la mise en valeur d’autres citoyens dont le chef de l’État entend redonner confiance, pour leur expertise et leur expérience, pour participer à l’effort de construction nationale.
Pourtant, ce sont ces mêmes « nervis » qui ont façonné, soutenu, et profité du système de prédation de l’État d’hier dont ils s’illustrent aujourd’hui en donneurs de leçons.
Leurs relais : des valets de circonstance sur les réseaux sociaux. Objectif : faire croire à l’opinion nationale que l’inclusion prônée par le président de la République est de la faiblesse du pouvoir.
Les pères fouettards. Ceux qui ont obtenu la « grâce » auprès du pouvoir d’Oligui Nguéma s’en servent aujourd’hui comme badge de bonne moralité. Mais qu’ont-ils à (dé) montrer ? L’économie du pays est à la croisée des chemins, incertaine malgré les perspectives. Des politiques publiques bâclées et mal conçues, rétorquées par le parlement. La corruption et la gabegie figurent en première ligne de leur bilan dans la Ve République.
Eux qui ont pourtant parlé de « maîtrise » de l’économie et de « connaissance » des « rouages » de l’État. Le président de la République est lui-même obligé de descendre sur le terrain pour recadrer les dérives.
Faire le bilan de mi-parcours de la Ve République, c’est simple : il faut rendre tout le monde comptable. Qui, en tant que responsable politique ou d’administration, n’a pas trempé dans ce système ? Qui, en tant que responsable politique ou d’administration, n’a pas signé, validé, couvert ou profité des largesses et avantages ?
Alors de quel droit s’offrent certains sous la Ve République ? Au point de s’ériger en donneurs de leçons quand le chef de l’État a tranché pour le pardon et l’inclusion pour la mise en œuvre de la cohésion nationale et du vivre ensemble.
L’inclusion n’est pas une amnistie. C’est une chance. La chance de réparer ensemble. Elle dérange ceux qui veulent garder le monopole du pouvoir, ceux qui confondent critiques et haine et ceux qui veulent la restauration des pratiques anciennes. Pourquoi faire porter les stigmates à d’autres, alors que l’on est comptable au même titre de la décrépitude du pays ?
L’inclusion rassure la majorité silencieuse. Celle des jeunes, des femmes, des laissés pour compte, des provinces, des candidats libres, de tous ceux à qui on disait hier « ta place n’est pas à la table ».
Sous la Ve République, la table est grande. Elle est pour tous. Et, le Président de la République, garant des institutions et de la stabilité du pays, en fait large écho.
Thierry Mocktar




