Après plus de dix ans d’exil forcé sous Ali Bongo, Wilfried Okoumba Kamitatou a répondu à la main tendue du chef de l’État et a définitivement posé ses valises à Libreville. Ce, en depit de l’instrumentalisation faite autour de ce retour.
Depuis, une partie du microscope politique, surtout les « kounabélistes » du régime d’Oligui Nguéma ne dort pas tranquille. Celui que l’on surnomme affectueusement, « Lénine d’Andjogo », n’est certainement pas venu pour se taire, sachant les réactions en chaîne qui l’attendaient au Gabon.
En matière de communication politique, l’ancien exilé de Blois-Chambord se revendique « bâtisseur ». Mais bâtisseur sans langue de bois. Sur les réseaux sociaux, à travers des interventions critiques et alertes, il fustige sans détour les travers de l’embrigadement ainsi que les dérives de certains responsables dans la nouvelle République. La preuve, le déferlement des posts virulents à son égard depuis son retour. Accusations de propos discriminatoires, atteinte à la dignité de certains, incitation au repli identitaire. Des faits qui ont toujours constitué le bréviaire de tout activiste gabonais dans l’hexagone. Des attaques coordonnées signées par ceux-là même qui hier applaudissaient Jean Ping contre Ali Bongo, traitant certains gabonais de « cafards » sans broncher. Ou ceux qui ont porté le concept honteux « Tout sauf les fangs (TSF) », discriminant l’une des composantes la plus représentative du pays.
Pour les soutiens de Wilfried Okoumba Kamitatou, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une « machination hystérique collective ». Leur argument : Wilfried Okoumba Kamitatou en sait beaucoup sur certains qui pourraient d’ailleurs perdre leur place de privilégier au sein du régime. Il connaît les agissements des anciens activistes gabonais de France, aujourd’hui recyclés et graciés par le régime actuel.
Le contexte est clair. Le Président Brice Clotaire Oligui a fait le choix de la rupture. La Ve République prône désormais la cohésion, l’inclusion et le vivre-ensemble. Des valeurs républicaines auxquelles, Wilfried Okoumba Kamitatou s’est engagé à soutenir. Wilfried Okoumba Kamitatou est de retour d’exil. Pas pour se venger. Pour participer à la construction du pays. Aux « kounabélistes » de choisir : la peur du débat, ou le courage de la confrontation d’idées.La nouvelle République n’a pas besoin de courtisans. Elle a besoin de bâtisseurs. Même critique.
Thierry Mocktar




