150.000€ (98 millions de francs CFA) pour insulté le chef de l’État : la République sacrifié pour les intérêts personnels

Il y a un peu plus d’un an, les Gabonais se sont massivement prononcés. Avec des élections sans contestation, ils ont porté Brice Clotaire Oligui Nguéma à la magistrature suprême. Un vote d’espoir, pour la rupture, pour le travail et pour la transformation du Gabon.

Un an après, Oligui Nguéma, tient sa part de contrat. Il s’est mis au travail : chantiers, réformes, diplomatie économique, promotion du Gabon à l’international. Il a engagé la machine du développement durable et de la refondation. Mais pendant que le chef avance, certains dans son propre camp, reculent la République.

Un scandale secoue actuellement les réseaux sociaux suite aux propos du cabotin Mbeng Landry alias « Lanlaire » sur l’entourage du président gabonais.

Des attaques injurieuses, vulgaires et irresponsables contre le couple présidentiel circulent après avoir perçu une somme de 150.000€ (vrai ou faux) pour la destruction morale.

Et la vraie question n’est pas seulement : qui insulte ? La vraie question est : qui laisse faire ? Qui couvre ? Qui profite ? Et jusqu’à quand cela continuera ? Car ces dérapages n’arrivent pas dans le vide. Ils prospèrent là où règnent les complicités, les passe-droits et les intérêts particuliers.

Dans l’entourage présidentiel, des collaborateurs cupides jouent sur deux tableaux. Le jour, ils affirment leur loyauté. La nuit, ils négocient avec ceux qui insultent l’institution. Ils utilisent leur proximité avec le pouvoir pour régler, monnayer des accès, et étouffer des voix qui dérangent.

Ceux qui hier ont servi Ali Bongo se retrouvent dans l’entourage d’Oligui Nguéma avec les mêmes pratiques, tout en affirmant une collision avec les personnages de cirques sans dignité ni référence. Et, le piteux « Lanlaire » et ses commanditaires en font partie.

Résultats : la République est prise en otage. L’image du président de la République se trouve écornée avec les multiples scandales à répétition dont le palais est lui-même victime. La confiance que 94 % des Gabonais ont placé dans le projet d’Oligui Nguéma se trouve trahie. La République ne saurait plus être réduite en une marchandise. Elle est l’âme de la nation. Un vecteur de cohésion et de fierté collective.

Il est donc temps, pour le chef de l’État, de faire le tri autour de lui. Écarter les opportunistes. Sanctionner les traitres. S’entourer de ceux qui travaillent et non des touristes qui trafiquent dans son dos à longueur de journée. Les Gabonais n’ont pas voté pour s’entourer des cours de courtisans.

« L’argent a pourri mon pays ». Le défunt Casimir Oyé Mba, ancien Premier ministre, dénonçait déjà à l’époque cette dérive : le culte de l’argent qui prend le pas sur le patriotisme, sur le sens du devoir et sur la responsabilité citoyenne.

Un an après le vote massif en faveur de Brice Clotaire Oligui Nguéma, le constat de Casimir Oyé Mba n’a rien perdu de sa force. Dans les couloirs du pouvoir, le virus est toujours là : le goût effréné à l’argent. Certains collaborateurs ont fait de leur fonction des fonds de commerce.

Le mal est plus profond : ce sont ces « conseillers » qui trahissent la confiance du chef et sacrifient l’image du Gabon.

Après le scandale du détournement des 70000 € de la diaspora, voilà un autre sur les fameux 150.000 €, prétendument perçu par le sulfureux « Lanlaire » qui devraient faire l’objet d’une enquête. Car il s’agit de l’argent du contribuable Gabonais.

Thierry Mocktar

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