La liberté de parole acquise en 2023 suite à l’avènement de la transition serait un luxe pour certains gabonais qui n’ont de respect pour la dignité et l’honneur de la personne d’autrui.
Un acharnement qui aurait pour objectif de nuire à l’honneur de certaines personnes. Encore plus, les porteurs passifs de patronymes accolés à l’ancien régime. C’est le cas notamment de Fabrice Andjoua Bongo Ondimba.
En effet, l’ancien Directeur général du budget et des finances publiques (DGBFIP), depuis quelque temps, serait victime de cabales dont les accusations de détenteur de plusieurs biens à l’étranger enflamment la toile. Un procès qui ne s’explique pas, puisque, la récupération faite autour de cette affaire semble ne pas être fondé sur des preuves.
Pourtant, durant son passage à la Direction générale du budget et des finances publiques du Ministère du budget, puis à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes du ministère de l’Economie, la haute administration gabonaise n’a pas été ébranlée de scandale financier attribué à Fabrice Andjoua Bongo Ondimba.
Évincé de ses responsabilités publiques, ses détracteurs ont mis en avant ses absences répétées dans l’exercice des fonctions occupées. « En réalité, c’est le port de patronyme qui en serait la principale cause », indiquent des sources concordantes. Alors qu’il a toujours été crédité d’une gestion exemplaire.
Les partisans du fils du défunt Président gabonais font également état de ce qu’avant d’assurer ces hautes responsabilités, Fabrice Andjoua Bongo Ondimba a toujours eu un penchant pour l’entreprenariat. Une propension qui lui aurait permis d’investir dans plusieurs domaines notamment le BTP, l’immobilier, la vente et l’import-export automobile. Des activités « privées » qui lui ont permis de prospérer et d’acquérir ses biens qui font aujourd’hui l’objet de dénonciation calomnieuse. À moins que la législation gabonaise interdise à ses citoyens d’investir hors du pays.
Ancien médecin, diplômé de la Faculté de Libreville, reconverti en comptable public, lors de son passage à la Direction générale du budget et des finances publiques, Fabrice Andjoua Bongo Ondimba a mis en avant le principe de la Rationalisation des choix budgétaires (RCB) portant sur la mise en avant des priorités de politiques publiques devant être exécutées par le budget de l’État. Une nomenclature financière dont tout gestionnaire des fonds publics devrait disposer comme bréviaire.
Au moment où le pouvoir prône l’inclusion et la transparence comme mode de gouvernance, il est aberrant de voir qu’au Gabon, certains continuent de mettre des clivages d’appartenance en avant, alors que le pays a tourné la page des pires années.
La question que les gabonais se posent est de savoir comment un homme issu de milieu privilégié ne disposerait pas de biens, autant que ses investissements ?
Thierry Mocktar




