En 2025, l’élection de Brice Clotaire Oligui Nguema à la tête du pays a redonné au Haut-Ogooué son poids politique. Normal, la province présidentielle, dans la perspective de la transformation locale du manganèse, doit être un moteur de développement du pays, pas son frein.
Depuis quelques mois, un véritable poison s’est installé : l’embrigadement de l’action du chef de l’État par des groupuscules d’extrémistes et des lobbies officieux qui se prennent pour les gardiens du « temple ».
Le message du « 30 août 2023 » était pourtant clair : rupture avec les pratiques de gestion du passé, gouvernance inclusive, transparence. Or, que vit-on ? Des réseaux discrets, issus des crèches maçonniques, rosicruciens des abbayes et autres agapes d’obédiences d’influence diverse, qui travaillent dans l’ombre pour imposer leurs pions. Leur méthode : recruter des affidés sans compétences et les promouvoir à de hauts postes de responsabilité. Capter l’oreille du chef de l’État et proposer l’arbitraire au détriment des vraies valeurs. Ou encore, faire passer le clientélisme pour de la loyauté.
Résultat, des postes clés confiés à des inexpérimentés, sans bilan, sans sens de responsabilité mais portés, curieusement, vers l’intérêt personnel. Officiellement, c’est le Président qui nomme. Officieusement, c’est le réseau qui choisit. Et la province subit. Ces influenceurs de l’ombre ne signent aucun décret. Ils n’assument aucune erreur. Mais ils bloquent l’action publique. Ils imposent des choix contraires à l’éthique, à l’intérêt général de la province et à la ligne de rupture. Le seul critère de base : la fidélité au réseau, pas la compétence pour le Gabon.
Brice Clotaire Oligui Nguéma a gagné en 2025 sans devoir sa légitimité à ces officines. Il a gagné sur un discours de rupture, de discipline, de travail. Le peuple ne lui a pas délivré un mandat pour gérer le pays au téléphone avec des lignes. Il lui a donné un mandat pour trancher, pour nommer sur la base du réalisme et du mérite, pour mettre fin au système des pions interchangeables.
Ces influenceurs ne servent pas le pays et son leader. Ils seront les premiers à changer de cap lorsqu’ils n’auront pas trouvé satisfaction.
Un État se construit avec des serviteurs publics responsables, évalués, sanctionnés si nécessaire. Pas avec des obligés redevables à des lobbies.
Si le Haut-Ogooué veut rester au centre de la gravité politique du pouvoir, qu’il le fasse par l’exemple, par la compétence, par la probité des cadres. Pas pour l’intrigue et l’usurpation. Le Président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguéma n’a pas besoin d’intermédiaires pour gouverner. Il a d’un appareil d’État compétent et loyal, libre des pressions officieuses.
Le temps des nominations de complaisances est révolu. Le temps de la responsabilité commence avec la Vème République. Et la responsabilité ça ne se relégués pas dans l’ombre des mentors.
Thierry Mocktar




