Le 15 juin 2026 fera date dans l’histoire politique de la Ve République du Gabon. Pour la première fois depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution, le Parlement gabonais se réunit en Congrès pour entendre l’adresse solennelle du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma.
Après la Transition, après le référendum qui a instauré la nouvelle loi fondamentale, après l’installation de la 14e législature de l’Assemblée nationale et de la 6e législature du Sénat, ce moment solennel marque l’entrée effective dans un nouveau cycle institutionnel. Celui de la modernisation de l’État, de la refondation du pacte républicain et de la construction d’une nation inclusive.
Depuis, le « 30 août 2023 », le Gabon a choisi la voie du renouveau. La nouvelle loi fondamentale, adoptée par le peuple, redessine l’architecture des pouvoirs publics, renforce la recevabilité, consacre les droits et la place du citoyen au cœur de l’action publique.
Le Congrès de ce lundi en est la première traduction vivante. Il ne s’agit pas seulement d’écouter un discours, il s’agit également de sceller un contrat entre le chef de l’État et la représentation nationale.
Le Congrès du Parlement symbolise également la rupture avec les pratiques anciennes, la continuité de l’État et les ambitions du Gabon de demain dont le premier Congrès du Parlement de la Ve République en est le point d’orgue.
Il signifie le retour à la normalité institutionnelle. Les pouvoirs sont séparés, le Parlement légifère. Le Gouvernement gouverne, le Président préside, la Ve République commence. Il s’agit du commencement de la responsabilité, de la transparence et de l’inclusion.
Par Thierry Mocktar




