Le Congrès du Parlement qui s’ouvre ce lundi 15 juin à l’hémicycle du Palais Léon Mba, n’est ni un choix politique encore moins une innovation protocolaire.
La convocation, l’organisation et le déroulé de l’événement obéissent à des règles fixées par la Loi fondamentale et les textes qui en découlent, notamment sur l’unicité de l’institution (congrès), sa compétence et ses attributions, et enfin, la communication présidentielle.
En effet, si l’article 93 de la Constitution autorise la réunion, l’article 59 en impose la périodicité pour le cas de la prise de parole politique du chef de l’État devant les parlementaires réunis en congés.
Cette assemblée « exceptionnelle » de par son caractère, ne constitue nullement une séance de questions-réponses au Gouvernement. C’est un moment d’écoute républicain où le Parlement prend acte des orientations fixées par le chef de l’État dans la marche de la Nation.
En se présentant devant les élus du peuple, le président de la République se plie également au respect du principe de la séparation des pouvoirs et de collaboration entre l’exécutif et le législatif.
C’est l’expression de l’article 5 de la Constitution : »la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voix du référendum ».
Thierry Mocktar




