La Ve République, issue du Dialogue national inclusif (DNI) et du référendum, a fait du Congrès du Parlement, une obligation annuelle gravée dans les annales de l’article 59 de la Constitution gabonaise.
Il est rappelé en l’article 4 de ladite Loi fondamentale que : »le Président de la République, une fois par an, s’adresse au Parlement réuni en Congrès ».
C’est dire qu’en rendant cette rencontre périodique et non plus sous le format d’une simple déclaration portant sur la révision constitutionnelle, le chef de l’État et le Parlement ont désormais vocation de « sceller un nouveau pacte républicain ».
En effet, ce lundi 15 juin, le Président gabonais inaugure une innovation Constitutionnelle pour changer la nature du pouvoir.
Le Congrès parlementaire ne donne lieu à aucun débat. Aucune motion. Mais donne l’occasion au chef de l’exécutif de communier autour de la concorde républicaine retrouvée. C’est dans cet esprit que le congrès du Parlement est appelé à devenir sous la Ve République, le garant de ce nouveau Pacte Républicain.
Le Congrès du Parlement devient ainsi le cadre de rencontre entre l’exécutif et le législatif. Un point essentiel du calendrier de la politique nationale pour dire aux citoyens, aux investisseurs, aux partenaires que : »le Gabon a un cap. Et, chaque année, ce cap est désormais réaffirmé devant la nation ».
En accueillant le président de la République dans l’antre de l’hémicycle du Palais Léon Mba, le Congrès du Parlement accueille la continuité de l’État et l’espoir des Gabonais pour la refondation de la nation.
Thierry Mocktar




