Michel Régis Onanga Ndiaye : l’homme qui a donné des dents à l’Assemblée nationale

Avec la Ve République, le Gabon a changé de Constitution. Mais une loi ne suffit pas : il faut des hommes pour la faire vivre. À l’Assemblée nationale, c’est Michel Régis Onanga Ndiaye qui s’y colle.

Depuis qu’il préside aux destinées de l’institution, le Parlement gabonais n’est plus considéré comme une chambre d’enregistrement. Il a désormais de vrais leviers parlementaires. Contrôle de l’action gouvernementale, examen approfondi des lois, suivi budgétaire : le travail législatif a gagné en substance et en intensité.

Sous l’impulsion d’Onanga Ndiaye dit-on, l’Assemblée a repris sa place dans l’équilibre des pouvoirs républicains. Commissions régulières, outils de suivi mis en place : les députés peuvent désormais interroger, vérifier, proposer et faire démettre des projets de lois ou autres corpus réglementaire émanant du gouvernement et jugés irréguliers.

Fini le temps où voter une loi relevait d’une simple formalité parlementaire. Aujourd’hui, le débat a droit de cité à l’hémicycle du Palais Léon Mba sans outrage au principe de la séparation des pouvoirs et le gouvernement sait qu’il doit augmenter.

La Ve République a trouvé, en Michel Régis Onanga Ndiaye, son chef d’orchestre. La référence institutionnelle ne vaut que si ceux qui l’appliquent y croient.  Michel Régis Onanga Ndiaye a fait de l’Assemblée nationale un acteur à part entière et non un figurant. Il a imposé une culture du travail parlementaire qui colle avec l’esprit de la Ve République : plus de transparence, plus de responsabilité, plus d’efficacité.

Résultats des courses : les textes de loi sortie de l’hémicycle sont mieux instruits. Le contrôle de l’exécutif n’est plus théorique. Et les citoyens concrètement voient à quoi servent leurs députés.

Donner des leviers au Parlement, c’est redistribuer le pouvoir dans le strict respect de l’art. C’est aussi prendre le risque de voir le débat s’élever. Onanga Ndiaye l’a assumée. Parce qu’un Parlement fort ne affaiblit pas l’État : il le rend plus crédible.

Dans une République qui veut se refonder, comme l’a récemment reconnu le chef de l’État gabonais lors de son adresse à la nation à la tribune du Congrès du Parlement, avoir à la tête de l’Assemblée nationale un homme qui comprend que le pouvoir législatif doit exister, ça change tout.

Thierry Mocktar

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