Le constat est implacable : le Gabon a changé d’ère le 30 août 2023. Le temps des pratiques anciennes est derrière. Le mur de la Ve République s’est dressé. Pourtant, le clan Bongo-Valentin, conduit par l’ancienne Première Dame Sylvia et son fils Nourredin Bongo-Valentin, par leurs actions répétées, donne l’impression de ne pas l’avoir compris.
Depuis le départ en exil de l’ex famille présidentielle et la fin du procès de Sylvia et de Nourredin Bongo, il n’existe pas un mois sans que l’opinion gabonaise soit sevrée des actes perpétrés par le clan à l’encontre des autorités ou de la justice gabonaise. C’est quasiment la même partition : activisme interposé, communiqués lapidaires à travers les réseaux sociaux, sorties relayées par des hommes de main pour tenter de détourner l’opinion des gabonais de leur engagement pour la nouvelle République.
Dernier fait en date, l’annonce de l’intention d’une plainte contre l’État gabonais. Motif : gel des avoirs après la tenue du procès visant Sylvia et Nourredin Bongo-Valentin. Selon des éléments judiciaires qui corroborent, il ne s’agit pas d’une confiscation arbitraire. Les avoirs concernés ont été placés sous la main de la justice, en vue de les gelés le temps de l’action de judiciaire.
Tant que la procédure de justice est activée, ces avoir sont considérés comme relevant du patrimoine public. Encore que, selon certaines sources, ces avoirs sont des acquis financiers communs de l’État gabonais abusivement utilisés par le clan Bongo-Valentin lors de sa gestion du pays.
Porter plainte contre l’État pour débloquer ces fonds placés en séquestre, c’est demander à la République de dessaisir sa justice. Juridiquement, l’équation ne tient.
Sans intention de renoncer à la turpitude et de ses stratégies, le clan multiplie des actions pour tester les limites de la résilience du pouvoir gabonais. Communiquer pour faire diversion, mobilisation de batterie des hommes de droits ou encore rescousse à des activistes pour atteindre la masse populaire pour créer le doute. L’enjeu de ce chantage intelligemment orchestré : faire basculer le dossier judiciaire sur le terrain politique.
Face à ces tentatives, le pouvoir détenu par Oligui Nguéma n’entre pas dans la surenchère. Il applique un principe simple : la Loi dit le dernier mot.
Justin Anga Otounga




