Il y a quelques mois, l’école gabonaise était en otage. Début d’un deuxième trimestre paralysé et difficile et année blanche en perspective, les cassandres de l’éducation entrevoyait déjà la fin de l’année scolaire 2026-2027, être hypothéquée.
La proclamation du CEP ouvre le bal d’une année scolaire qui a retrouvé la sérénité. Un verdict inattendu pour certains, alors que l’ensemble des résultats nationaux promet d’être satisfaisant et l’année scolaire validée.
Cette embellie retrouvée, l’éducation nationale l’a doit à Camélia Ntoutoume Leclercq. Là où d’aucuns n’ont pas cru, elle a fait mieux que ce que l’on espérait.
Après les grèves, le système scolaire s’était fracturé. Confiance rompue entre la tutelle et les enseignants, parents en panique, apprenants pris en otage et déboussolés. Dans ce climat, proclamer les examens de fin d’année ou y parvenir relevait d’un véritable pari.
Beaucoup auraient géré par la force. Camélia Ntoutoume Leclercq a choisi la méthode républicaine. En effet, au lieu d’entrer dans la surenchère, la Ministre d’État a mis l’intérêt général au-dessus de tout. Son credo : »l’école ne négocie pas avec l’avenir des enfants ».
Répondant avec méthode aux revendications légitimes des partenaires sociaux, la Ministre a désamorcé l’implosion. « On ne dirige pas une communauté avec colère. On la rassemble autour d’un idéal », avait précisé le membre du gouvernement.
Cette constance renvoie un signal fort à toute la communauté éducative. Elle est aussi la traduction de la mise en application sur le terrain, de la politique du Président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguéma dans son volet éducation.
Camélia Ntoutoume Leclercq a prouvé aussi que l’on peut être ferme sur les principes et souples sur les méthodes. Les résultats des examens nationaux sont des indicateurs de cette politique : le gouvernement veut gérer les crises sans abandonner la formation des jeunes. Le deal social paie mieux que le rapport de force.
La Ve République a, à travers l’éducation nationale, un Ministre d’État à la hauteur. Elle a redonné le sens à la responsabilité publique.
Sarha Moubanga




