Le Président du Parti du Peuple Gabonais (PPG), Jean Romain Fanguinoveny, a invité les 33 partis politiques ayant refusé de se soumettre au processus de régularisation prévu par la loi n°16/2025 à une réunion stratégique, le 8 juillet 2026 à 16 heures au siège du PPG à Libreville. L’objectif est de mettre en place une réponse commune face à l’application de cette loi, que ces formations jugent contraire au principe de non-rétroactivité des lois.
Dans un communiqué, Jean Romain Fanguinoveny, ancien candidat à l’élection présidentielle du 12 avril 2025, indique que cette rencontre doit aboutir à la création du Collectif des Partis Politiques Historiques pour le Respect de la Constitution et du Pluralisme Démocratique au Gabon (CPHRCPDG). Selon lui, cette plateforme aura pour mission de défendre les droits des partis politiques légalement constitués avant l’entrée en vigueur de la nouvelle législation.
Le responsable du PPG soutient que l’application des nouvelles exigences aux partis déjà reconnus juridiquement constitue une atteinte au principe universel de la non-rétroactivité des lois, selon lequel une loi nouvelle ne peut remettre en cause des situations légalement établies avant son adoption.
À travers cette initiative, les 33 partis annoncent leur intention d’engager plusieurs recours auprès des institutions compétentes. Ils prévoient de saisir le ministère de l’Intérieur, la Cour administrative, la Cour constitutionnelle et, si nécessaire, le Président de la République, afin d’obtenir un réexamen de l’application de la loi n°16/2025.
Cette mobilisation intervient après la publication, le 2 juillet 2026, du bilan du processus de mise en conformité présenté par le ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba. Selon les chiffres officiels, 69 des 102 partis politiques légalement reconnus ont déposé leurs dossiers de régularisation dans les délais, tandis que 33 ont choisi de ne pas participer à cette procédure.
Pour le gouvernement, cette réforme vise à assainir et restructurer le paysage politique gabonais en renforçant la représentativité des partis. Les formations réunies autour de Jean Romain Fanguinoveny estiment, quant à elles, que cette démarche ne doit pas conduire à remettre en cause les droits acquis ni à porter atteinte au pluralisme politique garanti par la Constitution.
Les décisions que prendra le ministère de l’Intérieur sur les dossiers de régularisation, ainsi que les éventuels recours annoncés par ces partis, pourraient ouvrir une nouvelle séquence judiciaire et politique autour de la mise en œuvre de la loi n°16/2025.
Le Fils du Bled




