Il y a quelques mois, la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) lançait une vaste campagne de recouvrement de créances à travers l’opération dénommée «mise en conformité des branchements frauduleux». Une campagne, malheureusement, entachée après que des noms de certaines personnes innocentes ou encore des dignitaires de la République aient été inscrits dans les listes de prétendus fraudeurs.
À la vérification des accusations, il n’en était rien. Plusieurs ont vu en cela une forme de dénonciation calomnieuse ou de dénigrement de la dignité de ces personnes qui, des années durant, ont été au service de la nation. Alors même que la SEEG, par ses dysfonctionnements internes, aurait implicitement reconnu des erreurs dans l’établissement des listes.
En effet, selon des sources concordantes, après vérifications du logiciel de gestion de la clientèle, aucun compteur frauduleux n’apparaissait enregistré en leur nom dans certaines délégations régionales. Un constat, à la suite l’hyper sensibilité suscité par dans les réseaux sociaux, faisant passer ces personnes pour des « voleurs de courant » sans tenir compte de la présomption d’innocence ou encore du bénéfice du doute.
Il s’avère par contre que suite à la défectuosité de certains compteurs et tenant compte de l’indisponibilité de nouveaux, pour remédier à la situation, la SEEG avait délibérément procédé, comme solution palliative, à des branchements directs dont l’opération n’a pas engagé les propriétaires. C’est cette confusion qui serait devenue virale.
Dans des correspondances adressées aux principaux concernés qu’il nous a été permis de consulter, la SEEG a formellement présenté ses excuses pour les préjudices moraux causés, tout en indiquant que « les informations en possession ne semblaient pas émaner de la compétence de ses services ».
Thierry Mocktar




