Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma veut accélérer la cadence. Présentant au peuple gabonais « l’état de la nation », hier, lundi 15 juin, devant le parlement réuni en Congrès, le chef de l’État a dessiné les grandes lignes de sa vision politique et des perspectives qui en découlent, notamment dans les secteurs de l’éducation, la formation et la recherche.
Avant la fin de l’année 2026, le Président gabonais entend convoquer les Grandes Assises de l’École des compétences sous le thème : » Pour un Gabon souverain et des citoyens prospères « . Le dossier sera porté par le Conseil national de l’éducation, de la formation et de la recherche (CNEFOR), instance suprême créée par la loi 21/2011 et rendue opérationnelle en février 2024.
Pourquoi ces Assises maintenant ?
Le constat est connu : trop d’élèves sortent du système sans compétences utilisables. Le Gabon veut passer d’une école qui délivre des diplômes à une école qui produit de la compétence, de l’innovation et de la valeur économique. Une vision prônée par la Ministre d’État, Camélia Ntoutoume Leclercq.
L’École des compétences et de la recherche, bras technique du CNEFOR, est au cœur du dispositif. Sa mission : aligner formation et marché du travail, renforcer la recherche appliquée et donner au Gabon des outils pour sa souveraineté.
« Un Gabon souverain » ne se décrète pas. Ça se construit avec des techniciens, des ingénieurs, des chercheurs et des entreprises formées aux standards du 21e siècle. C’est l’enjeu et le champ de bataille de la Ministre d’État, ministre de l’Education nationale et de l’Instruction civique.
Des Assises qui ne seront pas une réunion de plus si elles ne tiennent pas trois promesses : le diagnostic sans filtre, la feuille de route contraignante, la mobilisation nationale. Il faut également mettre sur la table du chantier, les blocages réels du système tels que : sortir des décisions applicables, des indicateurs et un calendrier.
Le rôle très nécessaire des parties prenantes
La souveraineté éducative se joue avec tout le monde. En plaçant ces Assises sous l’égide du CNEFOR et en s’impliquant personnellement, Oligui Nguéma envoi aux différents acteurs un signal fort : l’éducation n’est plus un ministère parmi tant d’autres. C’est un véritable levier de souveraineté du Gabon.
Reste à transformer l’annonce du chef de l’État en acte.
La réussite se mesure à une chose simple : dans trois (03) ans, un jeune Gabonais sera sorti du système avec des compétences qui lui permettront de créer d’innover et de gagner sa vie.
Les Grandes Assises de l’École des compétences ont pour objectif de répondre par l’affirmative.
Le compte à rebours est lancé.
Thierry Mocktar




