Politique : quand l’invective fait la loi, et le mérite fait peur

Au Gabon, faire du bien relève désormais du suspect. Avoir le mauvais « nom » suffit pour être condamné sur les réseaux sociaux.  Dernières cibles en date : Brandon Oligui Nguéma et le Cercle de réflexion pour l’émancipation de la jeunesse (CREJ). Son crime : avoir lancé son programme de vacances dans la localité de Ngouoni à travers des activités visant a renforcé l’unité, la cohésion et le vivre-ensemble. Un festival culturel et un challenge sportif afin de capter les jeunes et les rassembler autour d’un idéal. 

Il y a quelque temps, Denis Omar Junior Bongo Ondimba était lynché sur la toile parce qu’il avait eu l’audace d’offrir à ses compatriotes « le Ngori des vacances » lors de son mariage civil. 

Affabulations diverses, accusations de prétentions sans preuve, dénonciation arbitraire de détention de biens à l’étranger pour certains de ses frères et sœurs. Tout y est passé à cause du nom Bongo. La famille Oligui Nguema n’a pas échappé à cette décadence. Propos injurieux à l’encontre de la famille présidentielle depuis l’étranger par des activistes bipolaires en manque de visibilité.

La réaction des gabonais face à ces manquements à la considération de la plus haute autorité du pays a été d’une indignation nationale. A travers les mêmes réseaux sociaux, les pratiques ont été recyclées. La méthode de condamnation des Bongos serait la même que l’on veut instrumentaliser sur Brandon Oligui Nguéma.  On accuse déjà le fils du Président de « prétention à la succession », alors que le septennat n’est même pas encore à mi-mandat, allant même jusqu’à lui coller l’étiquette de « Young Team ». 

« Le CREJ n’a pas cette ambition démesurée et ça ne sera jamais sienne », entend-on dire dans la localité.  La mission du CREJ est claire : rassembler les jeunes autour des valeurs sociales, de promotion de l’identité culturelle gabonaise et la pratique du sport. 

Sur le terrain des réseaux sociaux, la nuance dérange. Il faut nuire à ces actions. Compromettre ces initiatives issues des bonnes volontés en faveur des jeunes. 

La vraie question que se posent les citoyens lucides : au-delà du port du patronyme, est-il désormais interdit d’organiser des événements pour venir en appui aux jeunes pour leur épanouissement ? 

Si ces personnes qui ont le cœur à l’ouvrage pour prendre le relais en période de vacances s’appelaient Moundounga, Mombo, Mounguengui, Ondo, Mouissi, Ignoumba, Ndong, Ikapi, Meyé…, auraient-elles été la cible d’acharnement ? 

Les activistes veulent instaurer un nouveau patriotisme virtuel : juger l’origine au lieu de juger le mérite de ceux qui soutiennent les efforts du chef de l’État et du gouvernement en faveur des jeunes et des populations. 

Ngouoni a réclamé des actions de vacances en faveur de sa jeunesse, le CREJ et son animateur Brandon Oligui Nguéma ont répondu présent. 

Dans un pays où l’État, sous l’impulsion du Président Brice Clotaire Oligui Nguéma, a fait de la jeunesse une priorité, le CREJ, emboîte le pas. 

Le Gabon n’a pas besoin de procureurs des réseaux sociaux. Le Gabon a besoin de bâtisseurs. Des festivals culturels. Des challenges sportifs. Des cadres pour occuper les jeunes. 

Jeter en pâture, pour d’autres considérations, ceux qui agissent dans cet intérêt, c’est craché sur les populations qui en bénéficient.

Le CREJ ne constitue pas une menace, c’est une opportunité. Et ce patriotisme ne se mesure pas aux injures des activistes ni aux prétentions que l’on balance sur le Meta. Il se mesure dans l’encadrement et l’accompagnement de la jeunesse. 

Thierry Mocktar

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