UDB/Libreville-6e arrondissement : quand l’insalubrité rattrape le politique

« Un maire qui ne travaille pas on peut le remplacer ». La phrase du président de la République Brice Clotaire Oligui Nguéma lors de sa récente visite de terrain, est tombée comme une massue. Et dans le sixième arrondissement de Libreville, elle fait trembler les murs.

L’affaire est devenue virale. Non pas à cause d’un discours, mais à cause d’un constat présidentiel : l’insalubrité grandissante. Des tas d’immondices qui s’accumulent le long des rues, des caniveaux bouchés, des marchés livrés à eux-mêmes. Le décor est piteux.

Le sixième arrondissement n’est pas n’importe quel arrondissement. C’est un carrefour de populations, un poumon économique, un territoire stratégique pour l’image de la capitale gabonaise. Et pourtant les populations peinent encore à voir le bout du tunnel. Le bien-être promis durant la campagne électorale tarde à se matérialiser. L’amélioration du cadre de vie se fait attendre.

Le désaveu du président de la République est populaire. Il traduit le laxisme des autorités locales. La désolation se lit sur tous les visages. La lutte contre l’insalubrité n’a visiblement pas été érigée comme une priorité.

Pour le Président-Fondateur de l’Union démocratique des Bâtisseurs, Brice Clotaire Oligui Nguéma, le message est clair. La Ve République qu’il veut bâtir au Gabon ne peut pas tolérer l’immobilisme. Car elle exige des résultats, de la responsabilité, de l’engagement, de la proximité et des dirigeants capables, efficaces et déterminés dans l’action afin d’impulser la dynamique de transformation dans le sens de la vision impulsée au plus haut sommet de l’État.

Un score de 100 % aux dernières élections locales ne saurait être un blanc-seing. C’est une dette. Une dette morale envers les populations qui ont cru et qui aujourd’hui demandent des comptes.

Pas d’ultimatum officiel. Mais la pression est là. « Le Président a vu clair. On ne peut pas continuer comme ça », a déclaré un père de famille excédé par la situation catastrophique de l’arrondissement.

Le défi est posé. Agir vite et bien, ou céder la place à ceux qui le feront de meilleure manière.

Le président de la République est à pied d’œuvre pour la transformation des localités dans le pays. Chantiers, réformes, assainissement des institutions. Il ne peut pas y avoir de Gabon nouveau avec des arrondissements à l’ancienne.

Le sixième arrondissement de Libreville mérite mieux, ses habitants méritent des rues propres, des marchés salubres, une mairie qui répond aux attentes et aux besoins.

« L’activisme municipal n’est pas de faire de la figuration ni de prélever les droits de place dans mes marchés formels ou spontanés. C’est assurer le ramassage des ordures, curer les caniveaux, écouter les populations. C’est ça servir la République », a insisté une commerçante révoltée au marché de Nzeng-Ayong et préoccupée pour leur espace de vente.

Aujourd’hui, le sixième arrondissement est à la croisée du chemin. Soit on se réveille, soit on subit les conséquences du laxisme. Les populations ont voté pour le travail. Elles attendent le véritable travail.

Justin Anga Otounga

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