L’âge passe, le corps vieilli, mais la voix et la musique gardent le « tempo ». Patience Dabany, de son vrai nom Joséphine Kama Dabany, célébrant ses soixante ans de carrière musicale a conquis de nouveau le public avec la sortie de son nouvel album » la dernière danse ».
Absente de la scène musicale nationale et internationale, la diva gabonaise a réalisé un parcours exceptionnel en soixante ans de carrière de haut niveau depuis ses débuts à la décennie 60-70.
« La dernière danse » ce titre, pour les mélomanes et les fans à travers le monde, apparaît comme une onomatopée musicale qui allie des sonorités locales et internationales. Mais peut également être traduit comme un retour ou un au-revoir de la scène musicale.
Le bilan de l’icône musicale gabonaise est immense à la dimension d’une carrière méritée et reconnue mondialement. Patience Dabany totalise plus de six décennies de carrière, marquée par une transition unique de Première Dame du Gabon à Diva de la musique africaine.
Elle a produit de nombreux albums à succès, s’est produite sur des scènes mythiques à l’Olympia et au Zénith en France, aux États-Unis et ailleurs. Patience Dabany a aussi influencé plusieurs générations d’artistes.
« Le titre « Associé 2 » (1987), marque véritablement le vrai lancement de sa carrière internationale après son divorce. Elle a collaboré avec des légendes mondiales telles que Quincy Jones, Lionel Richie, Jacob Desvarieux, Jocelyn Béroard, Tabu Ley Rochereau, El De Barge, Tshala Muana, Yussu Ndour, Luambo Makoafi Franco, Angélique Kidjo…
À la fois auteur-compositeur interprète, passionnée et diplômée de l’Institut supérieur de Los Angeles, Patience Dabany a également été productrice d’œuvres cinématographiques, notamment le classique « Obali ».
Elle a contribué à l’émergence et au soutien de plusieurs talents de la scène musicale gabonaise : Oliver Ngoma, Angèle Asselé, Nadège Mbagou, Jadia et bien d’autres talents locaux et internationaux…, la « dernière danse ».
Thierry Mocktar




