Néo Colonialisme : en donneur de leçons de démocratie et de gouvernance, la France joue les méthodes de voyous

Après soixante ans de libération de la domination coloniale, la France veut toujours jouer le maître-chanteur en dictant les leçons de démocratie aux décideurs de ses anciennes colonies africaines. C’est ce à quoi renvoie la prise de parole du député Armand « La » Gall ainsi qu’un groupe d’extrémistes et d’élus français qui, depuis quelques jours, s’illustrent à dénoncer le silence des autorités françaises face à la soit disant dérive du pouvoir gabonais.

Ces derniers, on l’a compris, en s’autoproclamant « procureurs-évaluateurs » de la démocratie gabonaise, n’apprécient pas la souveraineté exprimée par les autorités gabonaises sur les matières premières de leur pays. Une attitude de néo-colonialisme, comme si le Gabon était endoctriné sous le joug du palais Bourbon.

À cela, s’ajoute évidemment pour le constater et le regretter, le comportement des nervis de la fameuse « diaspora gabonaise » du Trocadéro qui s’agite pour manifester contre la visite d’État que doit effectuer dans quelques jours en France, le Président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguéma.

Des actes qui illustrent que ces derniers, sous l’effet amnésique de la libérté française, ont perdu le sens de la valeur traditionnelle gabonaise et l’amour pour la patrie. Autre point de choc, l’attitude belliqueuse du clan Bongo-Valentin de l’ancien Président déchu, qui ne manque pas l’occasion de se mettre en évidence.

Les députés français et la France elle-même, trouvent-ils en ce geste une dérive démocratique ? Les gabonais disent aujourd’hui « trop c’est trop » pour exprimer leur mécontentement de la France dans l’ingérence de la politique gabonaise.

Depuis l’avènement à l’Elysée de présidents juvéniles, ces derniers sont-ils des exemples de gouvernance démocratique en dehors des plateaux télés qui leur accordent de l’importance. Démêlés judiciaires, corruption, mœurs…, sont autant de faits déviants que l’on dénonce chez ces derniers.

Armand « La » Gall, défenseur des causes perdues, au lieu de cela préfère s’en prendre au Gabon en soutenant l’incurie.

Après soixante ans d’indépendance, le Gabon n’est pas Nouméa, Cayenne, Mayotte…

Élu à une large majorité de 94,85 % des voix, Brice Clotaire Oligui Nguéma ne fait pas de politique, il fait de la transformation de son pays une priorité. Le Gabon doit se construire.

Ces suffrages qui lui ont été accordés, le 12 avril 2025 par les gabonais, témoignent de la volonté du peuple qui a été opprimé sous la complicité française de tourner la page de l’alimentation.

Thierry Mocktar

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