Lors de la Transition dans le cadre d’une tournée républicaine explicative sur les facteurs à l’origine du coup de la libération du 30 août 2023, le Président de la transition, le Général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguéma avait alloué une dotation spéciale de 7 milliards de francs CFA dans chacune des provinces du pays. Mais l’affaire n’a pas été oubliée. Une situation qui pourrait impliquer de malversation plusieurs acteurs politiques nouveaux dans certaines régions du Gabon.
Au regard du manque de réalisations pour lesquelles les fonds étaient destinés, leur gestion ferait désormais l’objet d’une surveillance extrême de la part de l’opinion publique, « qui souhaite voir la mise en place d’une d’enquête », afin de mettre en lumière les malversations qui auraient entaché la gestion des fonds, indique-t-on dans l’arrière-pays.
Sur les réseaux sociaux accrocs de la vindicte, l’on dénonce déjà des formes de corruption et de détournement des fonds publics. Au regard des chantiers qui, plusieurs années après, sont toujours attendus des populations et/ou tardent sortir de terre.
Plusieurs responsables politiques, parlementaires, cadres seraient accusés dans ce dossier au relent de corruption.
Accusés par la clameur publique, des langues se délient dans certaines contrées du pays où il est mis à l’index des lenteurs administratives (?).
Ces enveloppes ont constitué des fonds de souveraineté nationale visant à soutenir le développement local et la réhabilitation des infrastructures sociales : voiries, écoles, santé, adduction d’eau…
Au moment où la Ve République prône la transparence et la rigueur dans la gestion des affaires publiques, l’opinion gabonaise appelle à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire, alors que les chantiers ne sont pas toujours visibles sur le terrain.
Thierry Mocktar




