Après l’échec de sa candidature aux élections présidentielles de 2023, dont il revendique la victoire, un scrutin qui donnait pourtant vainqueur son adversaire, Ali Bongo, candidat sortant, Albert Ondo Ossa ne manque plus d’occasion de se plaindre d’avoir été « volé ».
Pour les gabonais, qui aurait « volé » la victoire du professeur ? Au soir du « 30 août 2023 », au Gabon, les militaires ont pris leur engagement. Ils traduisaient cette action pour mettre fin à la mascarade électorale tronquée qui venait de se dérouler et donc les tableaux étaient favorables au pouvoir déchu. Il n’y aurait pas eu le coup de la libération, Albert Ondo Ossa aurait-il revendiqué une victoire électorale ?
En appelant dernièrement le peuple gabonais à la désobéissance civile, l’ex candidat aux élections présidentielles de 2023 a-t-il perdu les repères du réel ? Qui sont alors les manifestants annoncés pour lui ? En refusant volontairement la main tendue du pouvoir d’Oligui Nguéma, l’opposant volontaire à Ali Bongo a librement choisi la voie de l’exil. Entend-il rallier son tombeur d’hier ? Rien n’est impossible quand on empreinte le chemin du » si je savais ».
Dans la plateforme « Alternance 2023 » qui a porté sa candidature, Albert Ondo Ossa qui n’est pas à un paradoxe près dit pourtant qu’il n’est pas le bienvenu. En effet, ce regroupement qui n’est pas un parti politique est simplement une structure hybride dont les leaders et sympathisants expriment du désir pour le départ d’Ali Bongo.
Ondo Ossa se la joue sans complexe. L’essentiel pour lui est d’exister dans le monde politique gabonais où des grands noms existent pourtant pour la noble cause : Raymond Ndong Sima, Paulette Missambo, Alexandre Barro Chambrier, Albert Ndong Obiang… Et ce sont les autres qui payent la cagnotte. Ils ont des militants, des organisations structurées à travers le pays et sont connus de plusieurs milieux. Inclinaison.
Le bras-de-fer espéré avec le pouvoir d’Oligui Nguéma finit par tourner en eau de boudin. Le gabonais a tracé son cap et le Président gabonais ne laisse pas la moindre faille à ses adversaires.
Thierry Mocktar




