L’affaire « Pascal Ogowè Siffon » qui défraie la chronique politique, depuis quelque temps au Gabon, met en lumière une certaine complaisance démesurée dans le choix dicté de certaines personnalités à occuper des fonctions publiques, dont celles gouvernementales.
Sans l’intention de nuisance à annihiler les compétences nécessaires, l’opinion gabonaise reste interrogative quant à la capacité effective de certains membres du gouvernement à assumer avec efficacité et mérite, la mission de gestion des finances publiques qui leur est confiée.
Le syndrome de la « gabonite ».
Le scandale, certes, en phase de présomption, engendré par cette affaire de détournement de 10 milliards de francs CFA au ministère du Tourisme, écorne, une fois de plus, l’image du Gabon ainsi que l’action gouvernementale. Alors que le récent procès de la Young Team qui s’est tenu à Libreville et diffusé aux quatre coins du globe, dans le cadre de la Cour Criminelle Spécialisée, a mis en évidence un syndrome devenu national dans le détournement des fonds publics au Gabon, dont 4402 milliards de francs CFA, la gangrène de détournements et malversations financières continue.
In fine, des personnalités de premier rang au sein de l’exécutif ou de la haute administration se retrouvent citées dans des scandales ou des malversations de tout ordre. Le Gabon, où il y a encore un manque criard d’infrastructures pour les populations, serait-il devenu une terre de prédilection pour la manipulation par des mains inexpertes, incompétentes ou immatures d’autant d’argent ? Alors que le peuple est encore en dessous du seuil de pauvreté, selon un récent rapport de la Banque mondiale.
Exemplarité.
Pour ce qui est du cas « Affaire Pascal Ogowè Siffon », issu d’un gouvernement qui prône l’exemplarité en matière de gestion et de gouvernance transparente visant la restauration et la dignité, il est inconcevable que ce genre de scandale se révèle à la face du monde. Surtout à une période où le Gabon aspire à son renouveau.
Encore que scrutés, les actes posés par certains membres du gouvernement sont constamment dénoncés, car ne traduisant pas la volonté ou encore la vision de la politique du chef de l’État. Qui prône une gestion transparente de la chose publique et la gouvernance exemplaire du pays.
Au regard de cela, tout porte à croire que la confiance du Président de la République a été trahie par des propositions (nominations) qui ne reflètent ni la compétence ni le mérite de certains à occuper des postes de responsabilités au sein de l’exécutif du pays. Au risque Bien perfectible décorner l’image du Gabon.
Thierry Mocktar




