Porté par Laurence Ndong, le projet de réforme du statut des fonctionnaires ferait actuellement l’objet d’une controverse et des discordes au sein des différentes centrales syndicales du pays. Les partenaires sociaux dénoncent un fait arbitraire de dérision.
Alors que l’opinion gabonaise pensait avoir obtenu l’accalmie du climat social, cette réforme pourrait à nouveau relancer un bras de fer entre les syndicats et le Gouvernement qui voit dans ce texte, « un levier de modernisation de la Fonction publique ». Une position gouvernementale battue en brèche par les partenaires sociaux.
Pierre Mintsa, leader du mouvement « Machette syndicale des travailleurs gabonais vaillants (MSTGV) » a, récemment, appelé le président de la République à ne pas entériner cette réforme, estimant qu’elle pourrait déboucher sur un mouvement social de grande ampleur au sein de l’administration gabonaise.
En effet, le projet de réforme porté par la ministre de la Fonction publique prévoit, entre autres, la suppression des avancements automatiques au profit d’une évolution de carrière fondée sur le mérite et l’évolution des performances qui seraient décidées par le chef hiérarchique. Pour le leader syndical Pierre Mintsa, « les règles qui encadrent la carrière des fonctionnaires ne peuvent pas être modifiées sans discussions préalables avec leurs représentants ».
Il est reproché au Gouvernement d’avoir engagé ces réformes de la « polémique » sans avoir associer les partenaires sociaux. Le ministère de la Fonction publique pour sa défense, précise que « la réforme est destinée à adapter l’administration gabonaise aux nouvelles exigences du service public ».
Justin Anga Otounga




