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lundi, 3 octobre 2022

Dissolution du Ministère des Travaux Publics : Léon-Armel Bounda Balonzi sacrifié face l’échec du gouvernement ?

Intervenue dans un contexte où les préoccupations des gabonais sont plus concentrées sur la lutte contre la vie chère, le chômage, l’insécurité… ou encore de l’épineuse question de la rentrée scolaire et son corollaire, l’initiative de la dissolution du Ministère des travaux publics, de l’équipement et des infrastructures semble pour autant constituer une fuite en avant du gouvernement ou une erreur de casting de la part de la Première Ministre.

Qui se serait, certainement, trompé d’adversaire. Car cette décision, manifestement, ressemble à une volonté de scier la branche sur laquelle on est assis. Les gabonais auraient aimé voir Rose-Christiane Ossouka Raponda, qui dirige l’action du gouvernement procéder à une réduction des effectifs (pléthoriques) de son équipe. Qui moins d’une semaine avant, a plutôt, eu droit à la nomination d’un nouveau membre du gouvernement. Alors que l’urgence ni le contexte ne s’y prêtent guère.

Certes, la route ou encore les projets y afférents, sont des maillons déterminants de la chaîne qui booste le développement du pays. Mais au Gabon l’on observe, malheureusement, que le Ministère des travaux publics aujourd’hui à l’index est toujours resté le parent pauvre des politiques publiques de l’action gouvernementale. Et les ministres en charge des « souffre-douleurs ».

Le transfert, il y’a quelques années, des compétences dévolues au département ministériel à l’ANGTI (Agence nationale des grands travaux) reflète parfaitement cela. Et ce n’est pas les agents des travaux publics qui nous démentirons. Au regard de la décrépitude dans laquelle se trouvent les démembrements du ministère à l’intérieur du pays. Et dont le Ministre déchu, Léon-Armel Bounda Balonzi, avait à cœur de procéder à la réouverture progressive des entités retenues dans le cadre des missions de la Loi des finances 2023.

Le gouvernement est responsable devant le Président de la République et l’Assemblée nationale, dans les conditions et les procédures prévues…, peut-on lire dans l’article 28 (alinéa 3) de la Constitution gabonaise.

Si l’on peut se satisfaire des efforts consentis par le gouvernement grâce à l’impulsion du Président de la République, Ali Bongo Ondimba dont l’ambition est d’offrir à ces concitoyens des infrastructures routières de référence en matière de réalisations, le gouvernement peut-il, ainsi, faire le bilan de ce qu’il a concrètement réaliser ces deux dernières années dans ce domaine ?

Le peuple et la nation gabonaise auraient aimé voir, Rose-Christiane Ossouka Raponda, remettre la démission de son équipe au chef de l’État pour insuffisance de résultat plutôt que de vouloir colmater les brèches en présentant la dissolution d’un ministère régalien dans l’action gouvernementale comme une victoire contre la vie chère, l’insécurité, le chômage… Dans tous les cas, selon certaines analyses de la situation, il y’aurait bien des non-dits.

Maintenant que le Ministère des travaux publics est dissout à ce qui paraît, tout porte à croire que le gouvernement va véritablement se lancer, (en) fin, « sans lenteur » dans la réhabilitation du réseau routier national qui fait tant défaut au pays. Et mener à terme, d’ici août 2023, le vaste chantier de La Transgabonaise, projet cher au Président de la République, Ali Bongo Ondimba, et dont le peuple gabonais attend avec impatience.

Thierry Mocktar

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