Après deux mois de congés, les Conseillers économiques, sociaux, environnementaux et culturels de la République ont repris, hier, mardi 1er septembre, le chemin de l’hémicycle du pont de Gué-Gué. Comme il est de tradition, le Président de l’institution Guy Bertrand Mapangou, a prononcé une allocution fixant le cap, les orientations et les avis à recommander au gouvernement pour apporter de meilleures conditions de vie et d’existence à la population.
L’ouverture de cette deuxième session ordinaire a également enregistré la présence du Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault Tatangani, des membres du gouvernement, des présidents des corps constitués, des représentants du corps et des missions diplomatiques accrédités au Gabon.
Après l’exécution de l’hymne national « la Concorde », Guy Bertrand Mapangou, saluant les efforts du gouvernement sous l’impulsion du Président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguéma, a d’entrée axé son allocution de circonstance sur les thématiques retenues : »Reconnaissance et protection des terres ancestrales et sites sacrés par le droit positif : enjeux et nécessaire régulation ». Et, « L’accès aux soins médicaux : une urgence sociale ». Ce, afin de regarder le sol de la patrie non pas seulement comme une ressource marchande, mais comme un berceau de l’identité nationale. Le second thème de la session est une interpellation du CESEC à l’endroit des professionnels de la santé et la responsabilité collective dans ce secteur.
Se félicitant ensuite de l’adoption par le gouvernement du Décret n°239/PR/MSJRC du 22 mai 2026 réglementant l’accès, l’utilisation, l’exploitation, la recherche, la transformation et la commercialisation de l’iboga et de ses dérivés, le Président du conseil économique, social, environnemental et culturel a estimé nécessaire de lancer un appel à la tenue des Assises nationales sur l’iboga afin de réunir les différents acteurs nationaux, les experts et les responsables des communautés traditionnelles autour d’une réflexion commune et approfondie qui pourrait mettre en place un véritable programme national de souveraineté sur l’iboga.
Dénonçant avec fermeté et vigueur les crimes de sang ou de crimes rituels au Gabon, Guy Bertrand Mapangou a invité le gouvernement au renforcement de l’arsenal juridique portant sur la révision de certaines dispositions du code pénal afin d’assurer une répression plus dissuasive de ces actes odieux pour assurer la sécurité de la population, la préservation du patrimoine national et du développement durable du Gabon.
Par Thierry Mocktar




