Le port de patronyme serait-il désormais un délit au Gabon ? Si la réponses est oui, cela pourrait constituer une entrave grave aux valeurs cardinales prônées par l’expression de la démocratie dans un contexte marquant l’avènement de la Ve République.
C’est ce qui serait peut-être arrivé à Fabrice Andjoua Bongo Ondimba dont le mouvement d’humeur ourdi à son encontre, par une poignée d’agents de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), l’a fait évincé de son fauteuil de Directeur général au motif « insidieux » d’absentéisme notoire (?).
Quelques jours après le chambardement issu du Conseil des Ministres et au regard du statut quo qui perdure, des langues commencent à se délier dans les milieux de la Direction générale de la consommation, la concurrence et de la répression des fraudes, où l’on suppute que le mouvement aurait été instrumentalisé à des fins autres que des revendications syndicales. On cite pêle-mêle des promesses de promotions de certains agents en cas de départ du Directeur général. La DGCCRF étant une administration qui engraisse plus ses responsables quelle ne produit.
Fabrice Andjoua Bongo Ondimba serait-il tombé dans une souricière tendue à lui par ceux qui ont fait des porteurs du patronyme « Bongo » les seuls fossoyeurs du Gabon. « E pourtant, on ne reconnaît pas en ce cadre de la République des frasques ni de détournements au sein de l’administration qu’il a géré ces deux dernières années », soutient-on à la DGCCRF.
Son passage exemplaire à l’ex Direction générale du budget et des finances publiques et à la Direction générale des marchés publics est la preuve de son intégrité dans le domaine de la finance. Alors que l’on a souvent connu certaines évictions de responsables d’administration comme étant le fait de détournements ou le manque de compétence.
Selon des sources issues des milieux du ministère de l’Economie et des finances, le départ de Fabrice Andjoua Bongo Ondimba aurait été instrumentalisé par des comploteurs tapis dans l’ombre de ce milieu aux multiples intrigues.
Promu à la tête de la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes, Fabrice Andjoua Bongo Ondimba a affirmé sa volonté de faire de cette administration une référence. Le projet de réformes initié et transmis au Ministre chargé de l’Economie à cette époque est malheureusement resté sans suite. Une situation qui a paralysée le fonctionnement optimal de la DGCCRF dans le déploiement de ses missions et l’amélioration des conditions de vie des gabonais dont le coût élevé des prix est devenu un goulet pour les ménages modestes.
Le rapport qui n’attendait que le blanc-seing du membre du gouvernement après présentation au Conseil des ministres pour validation, avait pour but de donner plus de visibilité à une administration longtemps considérée de voie de garage.
Cependant, la satisfaction du cahier de revendications brandi par les « grévistes » reste une nébuleuse. Car faisant partie des dossiers traités au cas par cas par le gouvernement. Ce qui, laisse dire que certains « syndicalistes » auraient été instrumentalisés par des mercenaires mus par d’autres intérêts.
Wait and see.
Thierry Mocktar




