Ali Bongo Ondimba, l’ancien président du Gabon, volontairement démissionnaire du rang de Distingué Camarade Président du Parti démocratique gabonais (PDG), aurait-il l’intention d’un retour aux affaires au regard des manigances de trouble actuellement entretenues au sein du parti ? Cette ambition se traduit évidemment par les manœuvres orchestrées par la frange conduite par Aly Akbar Onanga Y’Obègué dont il en a fait le Secrétaire général intérimaire à travers une décision publier sur les réseaux sociaux. Des manigances qui, à coups sûrs, visent l’implosion de l’ancien parti au pouvoir.
Une manière pour les deux hommes dans une tentative de s’approprier une formation politique léguée à la postérité des gabonais pas son défunt Président fondateur Omar Bongo Ondimba et non à un clan, un groupe de personne ou à une famille.
L’ex Chef de l’État en exil peut-il alors diriger un parti sans pour autant compromettre son droit de réserve ? La sollicitation, le 27 juillet dernier à Brazzaville d’une médiation de réconciliation des fractions rivales entre Blaise Louembè et Aly Akbar Onanga Y’Obègué sous la conduite du président congolais Denis Sassou Nguesso en présence de Christian Bongo Ondimba et Omar Denis Junior Bongo Ondimba serait une évidence de cette approche.
Malheureusement, la rencontre de M’pila s’est soldée par un échec. Alors que l’ancien président déchu par coup d’État, préoccupé par la détention de son épouse, l’ex Première Dame Sylvia Bongo Valentin et son fils Nourreddin Bongo Valentin, avait annoncé son retrait de la vie politique et de la gestion du parti.
La fraction conduite par Blaise Louembè, proche du pouvoir de Brice Clotaire Oligui Nguema qui a exclue des rangs du parti, les militants tapageurs dont Aly Akbar Onanga Y’Obègué, demeure confiante quant à la décision de la Cour Constitutionnelle saisie aux fins de se prononcer sur la légitimité et du contrôle exclusive du parti, après l’organisation, il y’a quelques mois d’un congrès extraordinaire.
Omar Denis Junior Bongo Ondimba s’emploie depuis quelques temps à la réconciliation des enfants du défunt président Omar Bongo Ondimba, afin que le PDG reste sous contrôle de l’ancienne famille présidentielle.
Plusieurs militants encore fidèles et loyaux au parti, depuis quelques temps, affichent leur intention de quitter le parti au cas où la décision de la haute juridiction serait favorable à la fraction rivale d’Aly Akbar Onanga y’Obègué qui est encouragé et soutenu par Ali Bongo.
Thierry Mocktar




