Se dédouanant d’avoir, dans son texte critique publié au sortir des élections législatives et locales, lesquelles étaient entachées d’irrégularités, l’ancien Premier ministre, Raymond Ndong Sima a, au cours d’un point presse ce vendredi 03 octobre 2025, répondu au Vice-président de la République, Séraphin Moundounga qui l’accusait d’incitation à la haine suite à ses observations du déroulement du scrutin.
Dès sa prise de parole, Raymond Ndong Sima s’est étonné des « leçons du civisme » qu’il a reçu de la part de Séraphin Moundounga, alors que ses observations ne citent nommément aucune personne physique ou morale. « Le Vice-président de la République a fait sa publication lundi, nous sommes aujourd’hui à vendredi. Je crois qu’il a eu le temps de se rendre compte de son erreur et éventuellement de s’amender car cela arrive à nous tous », a fait savoir Raymond Ndong Sima.
L’ancien Premier ministre rappelle que son texte il pointait du doigt les irrégularités qui ont entaché l’organisation des élections du 27 septembre et s’étonne du parallèle effectué par le VPR. Les protestations de la plupart des parties relatives à la composition des bureaux de vote, l’absence de représentation en qualité de scrutateur de tous les partis politiques, la transhumance outrancière des électeurs, l’absence de sincérités des listes électorales et l’usage excessif des procurations pour ne citer que ces points, sont les substances de la critique de Raymond Ndong Sima à la Commission national d’organisation des élections.
Il n’aura cependant pas fallu beaucoup pour que la sortie de l’ancien Premier ministre face écho chez les Vice-président. Pour Raymond Ndong Sima, « cette sortie du Vice-président de la République, Docteur Séraphin Moundounga, est à son image : superficielle, opportuniste dans cette logique vénale qui est faite pour plaire aux détenteurs du pouvoir sur un sujet qu’il a, comme à son habitude, mal compris et mal maitrisé, manifestement obsédé par la célébrité… ».
Si certaines voix lui ont conseillé de ne pas répondre, l’ancien Premier ministre a jugé utile de replacer les choses dans leur contexte pour éviter toute mauvaise interprétations.
Le Fils du Bled




