À quelques semaines des 100 premiers jours, le Gouvernement gabonais est soumis à un bilan d’étape. Un exercice qui consiste à livrer une déclinaison de la feuille de route édictée à chaque département ministériel par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma.
Étape difficile, certes, mais beaucoup plus, un passage obligé pour les membres du gouvernement qui se savent scrutés, non seulement par l’opinion publique, mais également par le Chef de l’État gabonais.
Cela, pour mesurer la pleine capacité de chacun des Ministres à maîtriser ses dossiers en ce qui concerne les domaines prioritaires. Les segments éducation, eau-électricité, sécurité, santé, route, emploi, logement, transport, vie chère, etc…sont notamment les plus scrutés par l’opinion.
En effet, cet exercice se distingue des pratiques d’agitation politicienne ancienne d’autrefois, en faveur de la mise en avant de méthodes nouvelles de gouvernance de l’action publique. Produire des résultats positifs chiffrés et dans les délais raisonnables. Comme cela vient de se produire, dans le pays avec la crise dans le domaine de l’éducation. Bien sûr, les négociations se poursuivent (encore) en coulissent. Il est bien vrai que le principal a été atteint : la reprise généralisée des cours sur l’ensemble du territoire national.
En clair, il n’existe plus un état de grâce pour les membres du Gouvernement (anciens et nouveaux). À travers leurs méthodes managériales, les Ministres doivent maintenant démontrer à la face de l’opinion publique et du chef de l’État, leur compétence et mérite en 30 jours pour espérer voir leur contrat de performance formaliser et pour restaurer la confiance des gabonais sur l’action publique.
Cette démonstration, pour l’équipe coordonnée par Hermann Immongault, vise à répondre à l’urgence de la construction du Gabon et assurer de meilleures conditions de vie pour les populations. Avoir une vision claire et objective. C’est maintenant que commence, véritablement, la Vème République.
Thierry Mocktar




