Reléguée au second dans les projets de société des candidats à l’élection présidentielle d’avril 2025, la question des changements climatiques avec l’éboulement survenue dans la matinée d’hier, lundi 31 mars 2025 invite à une prise de conscience et une réflexion nationale.
Si la question des changements climatiques n’est pas ouvertement et explicitement abordée par les candidats depuis l’ouverture de la campagne, celle-ci s’est invitée à la réflexion nationale alors qu’un éboulement s’étant produit au PK6, à Libreville, dans le 6e arrondissement a fait une nouvelle victime. Le drame s’est déroulé alors qu’une forte pluie s’est abattu sur la capitale gabonaise, ravivant les inquiétudes sur la question.
Il faut dire que d’un point de vue des considérations écologiques, il était nécessaire que cet incident se produit. Il permet un rappel à l’ordre idéologique des autorités sur la question et interpelle le futur président de la République sur la nécessité de trouver des mesures palliatives et durable à la question. Rappelons tout de même que ce n’est pas la première fois qu’un tel incident se produit à Libreville, notamment dans les quartiers sous-intégrés. Malgré la recrudescence de ces catastrophes, les autorités semblent n’avoir pas pris la pleine mesure de ce problème.
Une telle survenance en pleine campagne électorale pour l’élection du président de la République est un message assez fort. Pas donc besoin d’être un écologiste pour lire ce genre d’événement. Le contexte international et la nonchalance de l’action publique offrent des pistes de compréhension. Tout comme ils attendent des actions décisives sur les pans sociales et économiques, la question des politiques de résilience ne doit pas être reléguée au second plan. Il interpelle sur une urgence contemporaine. Surtout que de nombreuses victimes y ont déjà succombé à des catastrophes naturelles.




