Advenue pour sauver le Gabon des années d’obscurantisme, de chaos et de la prédation dans lesquels était englué le pays par une meute de « l’immaturité politique », la gouvernance de la Ve République est aujourd’hui le sujet des tribunes politiques de deux anciens candidats à l’élection présidentielle. Alors que dans le même temps, le pouvoir gabonais a hérité d’une nation livrée à la destruction politique, économique et sociale.
L’un, Alain-Claude Billie-By-Nze (Conseiller, Ministre puis Premier ministre sous Ali Bongo) et Albert Ondo Ossa (Ministre sous l’ère Bongo-père), à un an seulement, après l’avénement d’une nouvelle République, estiment demander des résultats. Sacrilège ou simple utopie ? Toutes choses qui sidèrent la communauté gabonaise dans toute sa dimension.
En effet, les deux apparatchiks des régimes révolus, devenus des donneurs de leçons de gouvernance virtuelle, se trompent, certainement, d’adversaire ou de cible. Car, ayant délibérément opté pour la langue de bois en fermant les yeux sur les actes de la reconstruction du pays et du développement durable impulsé par le pouvoir gabonais.
Selon de nombreux analystes politiques de la situation, le prétendu « combat politique » mené en alternance par Albert Ondo Ossa et Alain-Claude Billie-By-Nze serait réduit à un combat de personne. Car, « motivé par une haine profonde, la rancune et la soif de vengeance », indique-t-on dans certains milieux du pays.
D’après les mêmes considérations, cette escalade serait également la traduction du refus de Brice Clotaire Oligui Nguéma d’accéder favorablement à leur requête de satisfaire les intérêts « machiavéliques » des deux opposants pour leur retour aux affaires, au lendemain du coup de la libération du « 30 août 2023 ». Une tangente qui aurait permis aux prétendus ‘’opposants’’ d’éviter l’humiliation qu’ils subissent aujourd’hui.
Tout compte fait, Albert Ondo Ossa et Alain-Claude Billie-By-Nze ne seraient que des agitateurs visant à détourner les gabonais de leur véritable objectif : la reconstruction nationale. Un rêve et des ambitions pour le peuple gabonais dont la Vème République serait « l’ambulance » de la transformation du Gabon.
Thierry Mocktar




