Qu’est ce qui se cache réellement derrière l’acharnement auquel voue Ali Bongo à l’encontre de Blaise Louembe, Angélique Ngoma et au directoire qui conduit actuellement le Parti démocratique gabonais (PDG) ? Cette ancienne formation au pouvoir, dotée de la personne morale n’est ni un héritage personnel d’Ali Bongo encore moins sa propriété.
Il est bien vrai qu’Ali Bongo Ondimba, après avoir été déchu du pouvoir, à cause de la forfaiture de son entourage, veut chasser Blaise Louembe (Président) et Angélique Ngoma (Secrétaire générale) au profit d’Aly Onanga Y’Obéghé, de la direction du Parti démocratique gabonais. Il les accuse d’avoir orchestré, le 7 mars 2024, un « coup de force interne », en violation des statuts du parti.
Ali Bongo estime que « leur prise de direction est illégitime et que les conditions statutaires d’accession aux fonctions dirigeantes n’ont pas été respectées ».
Amnésie politique ou hérésie ? Selon les militants rencontrés à leur siège, l’ancien Distingué camarade semble « avoir oublié avoir reçu par deux fois la délégation du parti et avait confié se mettre en marge de la politique », ont-ils avancé.
Menaces. Ali Bongo, à travers son compère Aly Akbar Onanga Y’Obéghé, a adressé une mise en demeure au directoire du PDG, leur demandant de quitter « volontairement et sans délai » la direction du parti, de restituer les locaux et bien du parti, et de cesser toute activité au nom du Parti démocratique gabonais. Il menace de poursuites judiciaires si les concernés ne se conforment pas.
Discorde. Il est fait reproche à Blaise Louembe et à Angélique Ngoma d’avoir favoriser les intérêts de l’Union démocratique des Bâtisseurs (UDB), formation soutenant l’actuel pouvoir. Ainsi, il remet en cause le congrès du 30 janvier 2025, qu’il considère comme « nul » et « illégitime ».
Ali Bongo estime par ailleurs que la gestion politique du parti par Blaise Louembe et Angélique Ngoma a conduit à la débâcle électorale des législatives et des locales de septembre 2026.
Pour les militants fidèles à la doctrine du Parti démocratique gabonais, « Ali Bongo est simplement déconnecté des réalités », ont-ils déclaré en attendant de pieds ferme le procès que le président déchu va initier.
Thierry Mocktar




