Lors de la session du Conseil des ministres du 26 février dernier, le chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguéma a instruit le gouvernement à faire en sorte que « les responsabilités doivent désormais revenir aux profils les plus qualifiés issus de chaque province du pays dans le respect des équilibres dans la représentation nationale ».
Si certains y voient dans cette décision une sorte de révolution, pour d’autres par contre, c’est une porte entrouverte à la promotion de l’incompétence. Au regard de la multitude de favoritisme qui a toujours prévalu dans la nomination à de hautes fonctions, cette décision fera la part belle aux profils les moins compétents pour assurer les équilibres souhaités par le président de la République.
D’ailleurs, le chef de l’État a également annoncé qu’il veillera personnellement à la rigueur des choix qui seront opérés en instaurant une forme de contrôle direct. Pourtant, ces engagements ont toujours été suivis par des dérives multiformes. Et, l’on a toujours assisté à des nominations de complaisance pour discréditer l’État au profit des affinités. Qu’est-ce qui va donc changer cette fois-ci ? Surtout que depuis son avènement, la même logique prévaut au sommet de l’Etat. Comment va-t-il inverser la tendance ?
Thierry Mocktar




