L’article 77 du code du travail gabonais stipule que la rupture amiable est la manifestation de la volonté commune de l’employeur et du travailleur de rompre la relation contractuelle qui les lie (…).Un texte réglementaire en vigueur qu’Olam semble balayer du revers de main.
Selon les travailleurs déflatés, la rupture dite amiable, n’a jamais été la manifestation de la volonté commune entre leur employeur et eux. « Ce que nous savons, ce que nous subissons la décision de notre employeur. Lequel employeur règne en maître souverain dans un pays de droit, comme le Gabon, sans être inquiété », a déclaré le collectif des travailleurs malheureux.
Les négociations qui ont débuté le 11 août dernier, ont été interrompues. Et pour cause : la célébration de la fête de l’indépendance. Le 18 du mois en cours, Olam a convoqué les partenaires sociaux (délégués du personnel) à une énième réunion. Cette fois-ci, en présence d’un inspecteur de travail dépêché de Libreville aux frais de l’employeur, pour venir intervenir dans ce conflit.
Il était donc question pour l’employeur d’annoncer la reprise des fameuses négociations, prévue pour le 19 du même. D’aucun croyait que la réunion, en présence du professionnel du droit du travail, et surtout après la montée au créneau des premiers travailleurs déflatés, qu’Olam devrait se conformer aux textes réglementaires en vigueur, notamment l’article 77 du code du travail. Mais il semble n’en être rien. L’employeur a fait fi dudit article.
La question que l’on peut se poser est celle de savoir, à quoi jouent les responsables d’Olam ? Sont-ils au-dessus de la loi ? Et quel a été le rôle de l’inspecteur dépêché de la capitale gabonaise ?
Affaire à nouveau à suivre …
Le Fils du Bled




