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mercredi, 11 février 2026

Mairie de Libreville/IGM-Corruption : Pierre Matthieu Obame Étoughe confronté à l’existence d’un « capharnaüm » dans l’amirauté

Chargé d’une mission première d’assainissement du climat économique et financier de la Mairie de Libreville dont la digitalisation des services municipaux constituent le pilier de l’action, l’actuel édile de la capitale gabonaise, Pierre Matthieu Obame Étoughe, pourrait se heurter à la pègre qui gangrène certains services municipaux dont, la très nébuleuse Inspection générale municipale (IGM). Service stratégique chargé de l’optimisation et le développement des ressources municipales – transformé en un véritable « repaire mafieux » ou la corruption aurait atteint son paroxysme.

Selon certaines indiscrétions, chargés, pour le compte de la Mairie, de recouvrir les taxes municipales et autres contraventions, certains agents municipaux se livreraient plutôt à la prédation de ces fonds, transformant ainsi l’IGM en un véritable « khalifa » au sein de l’institution.

On dénonce également, pêle-mêle, des détournements massifs et de falsification de nombreux actes ou de prélèvements frauduleux en contrepartie du versement des dessous de table qui s’élèvent généralement entre 500.000 et 700.000 francs par mois payés par divers opérateurs économiques implantés dans le domaine communal de la capitale gabonaise.

Malgré les plaintes de ces derniers et les menaces de sanctions administratives et pénales brandies, ces agents (re)connus pour leur méfait et récidivistes n’ont cure de cela, soutient-on au sein de l’institution. Bafouant ainsi l’autorité municipale. Sous Adrien Nguéma Mba, durant la Transition, un rapport détaillé a d’ailleurs été dressé et certains agents ont été interpellés puis placés sous mandat de dépôt.

Plusieurs de ces réseaux se sont ainsi développés au sein de l’IGM, causant le dysfonctionnement du service. Ceci est d’autant plus réel que les responsables de la programmation des missions sont également légués à la même enseigne de l’Arlésienne municipale. Car, ces derniers, au cœur de la mafia, perçoivent en retour des pots-de-vin quotidiennement de 20.000  francs CFA, soit une somme globale de 100.000 francs CFA par semaine et par agent. D’où la constance de certains « disciplinés » du respect des consignes dans les missions de recouvrement.

A l’opposé, les recettes municipales correspondantes subissent une dégringolade substantielle. On comprend dès lors pourquoi certains agents municipaux monnayent pour leur affectation à l’IGM.

Pour la réussite et le succès de sa mission, Pierre Matthieu Obame Étoughe, qui a désormais en main la conduite des rennes de la municipalité de Libreville, dans l’urgence, devrait procéder à la mise en place des mécanismes de lutte contre la corruption au sein de son institution afin de démanteler ces réseaux mafieux qui ternissent l’image de la Mairie de Libreville.

 Par Thierry Mocktar

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