Plutôt qu’un retentissant procès, c’est finalement une parodie de justice que les gabonais ont eu droit ce lundi 10 novembre 2025 sur le procès des Bongo Valentin et certains de leurs coaccusés.
Ce procès, disent certaines observateurs, est une burlesque grotesque, au regard des manquements et des sorties intempestives et virales sur les réseaux sociaux d’un des principaux mis en cause : Noureddin Bongo Valentin, dont les interventions sont de nature à sidérer l’opinion publique gabonaise plutôt que de convaincre des griefs portés à l’encontre des autorités gabonaises.
Dans des propos tendancieux, le fils aîné d’Ali Bongo et de Sylvia Bongo Valentin se dit victime d’une cause dont il ne se reconnaît pas, alors même que de nombreux témoignages ont indiqué une implication hégémonique et autoritaire de « Monsieur Nono ou le patron » dans le sérail au palais présidentiel du temps de l’incapacité « temporaire » de son père à la présidence de la République.
Durant cette même période, le chef de la « Young team » aurait même donné des ordres intimant l’interdiction d’accès au palais de certains membres de la famille présidentielle dont les positions ne cadraient pas avec ses ambitions personnelles.
Il est à noter que le procès des Bongo Valentin et de leurs complices dont les actes ont occasionné le coup de la libération du « 30 août 2023 » se tient à une période au cours de laquelle le Gabon s’apprête à recevoir le président français, Emmanuel Macron pour une visite d’amitié et de travail.
Thierry Mocktar




