« Celui qui se fait passer pour un traditionaliste est un imposteur ou hypocrite qui feint un attachement aux valeurs anciennes, aux coutumes et croyances où la foi, souvent par la manipulation ou la tromperie, alors qu’il peut être motivé par des intérêts personnels plutôt que pour une conviction sincère ».
Au Gabon, en effet, le débat sans ambiguïté de l’affaire Xavier Junior Ndong Ndong et son co-accusé Olivier Juste Atsame Ella n’ayant qu’une interprétation possible, soulève dans divers milieux, la préoccupation des gabonais quant à la crédibilité des prétendu traditionalistes ou tradi-praticiens et du débat spirituel dans le pays.
Déjà le 3 mai 2025 au stade d’Angondjé, lors de la cérémonie d’investiture du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma, nouvellement élu, Xavier Junior Ndong Ndong avait suscité l’effroi par l’organisation inattendue d’une prétendue cérémonie de bénédiction (?) dont l’acte posé avait soulevé l’indignation de la Nation entière.
Récemment (encore) soupçonnés d’avoir tenu des propos contraires à la loi, Xavier Junior Ndong Ndong et Olivier Juste Atsame Ella – tradi-praticiens – interpellés par la Direction générale des recherches (DGR) de la Gendarmerie nationale, ont été dernièrement placés sous mandat de dépôt à la Prison centrale de Libreville (PCL) afin de méditer sur leur propos en attendant le sort qui leur sera réservé.
Les propos tendancieux virant vers le tribalisme et portant atteinte à la cohésion et à l’unité nationale sont notamment les motifs de l’arrestation de ces deux hommes.
Ces propos, source d’une polémique insoutenable et jugés intolérables par l’opinion a conduit la justice gabonaise à se saisir du dossier. Une action qui s’inscrit dans le rappel du respect des libertés d’expression et non dans «l’euphorie des débats passionnels» des agapes ou l’exaltation du culte de la personnalité prend le dessus de la raison Républicaine.
Thierry Mocktar




