« À beau chasser le naturel, il revient toujours au galop ». Les gabonais sont intrigués par l’embrigadement auquel est assujetti le pouvoir de la Ve République. Les actes répréhensibles posés par certains proches du président de la République risqueraient d’enfoncer le pouvoir actuel dans les ors dénoncés du précédent régime.
L’on croyait fini les manigances et pratiques de politiques anciennes, les gabonais sont effarés de constater que ces manœuvres perdurent et ont changé d’acteurs, puisque certains se disent aujourd’hui de façon sournoise, « c’est notre tour de se partager le gâteau ».
La mascarade électorale (législative et locale) démontre à qui veut l’entendre que l’on n’est pas sorti de l’engrenage, en dépit des deux années de Transition du pouvoir d’exception.
Les images récemment diffusées sur les réseaux sociaux qui exposent le numéro 1 gabonais, et dont Nourreddin Bongo Valentin s’en défend à son aise d’être l’auteur, sont aussi une preuve irréfutable que le chef de l’État serait mal entouré. Les rencontres du chef de l’État devraient, à ce niveau, faire l’objet d’un filtrage. Et, très peu de personnes sont à convier à ce genre de rencontre. Même s’il y a la présomption de l’IA, quelles sont les intentions réelles de Nourreddin Bongo Valentin en mettant sur la toile ces images ?
Certains, par des mécanismes divers, se sont imposés pour accompagner le chef de l’État en œuvrant pour un populisme qui ne profite pas au pays tout entier. Mais l’on se rend à l’évidence que des témoignages indiquent que nombreux ne sont pas aussi à la hauteur des responsabilités qui les incombent.
Il s’agit de protéger le chef de l’État par la réalisation des actions qui impactent la vision de la transformation du pays pour atteindre les valeurs de la Vème République. Dans le cas contraire, on serait vite retombé dans les fardeaux de l’embrigadement d’Ali Bongo par sa légion étrangère.
Thierry Mocktar




