À peine a-t-elle repris ses fonctions dans un département ministériel dont elle connaît parfaitement les rouages, Camélia Ntoutoume Leclercq est déjà à pied d’œuvre pour résoudre l’équation du mouvement de grève observé par les enseignants.
Si le suivi de cette grève demeure total sur l’ensemble du territoire national gabonais, celle-ci est intervenue dans un contexte particulier marqué par la difficulté des « grévistes » lassés des promesses gouvernementales quand la prise en compte de leurs revendications. Parmi les griefs reprochés à l’administration publique, la lenteur administrative consécutive aux ministères de l’Economie et des finances et celui de la Fonction publique qui peinent à matérialiser ces attentes.
Au regard de cette situation, la Ministre d’État, dans l’urgence absolue a, par visioconférence, tenu une rencontre stratégique avec les Directeurs de zones académiques (DZA) et les Directeurs d’académie provinciale (DAP). L’objectif de cette rencontre virtuelle, dresser un état de lieu précis de la grève sur l’ensemble du territoire national.
Avec les chefs d’établissements scolaires (primaires et secondaires) du Grand-Libreville, il s’agit pour le membre du gouvernement de comprendre les réalités du terrain et identifier des solutions urgentes susceptibles de permettre une reprise effective des cours. Un enjeu majeur pour le respect du calendrier académique 2026-2027.
Cette reprise en main du secteur de l’éducation nationale par Camélia Ntoutoume Leclercq est la réponse des hautes autorités du pays à confier le secteur éducatif gabonais à des personnes d’expérience, compétente et de mérite. Un atout majeur afin d’aboutir à l’ouverture, certaine, d’un nouveau dialogue social constructif qui pourrait solutionner la refondation du système éducatif gabonais.
Thierry Mocktar




