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vendredi, 23 janvier 2026

Exile doré du clan Bongo-Valentin : Ali Bongo serait-il lâché par « la veuve noire » et son fils ?

Serait-il envisagé pour Ali Bongo, la possibilité d’un retour en terre gabonaise,  au regard de la mésaventure vécue dernièrement par l’ancien Chef d’État déchu du Gabon de la part de son entourage ? Odyssée d’une histoire digne d’un film de braquage de banque.

Selon les informations publiées par le site « Le Scalpel.infos » du Vendredi 5 décembre 2025, Ali Bongo qui a décidé d’effectué un déplacement privé à Londres-Paris, en aller et retour, sans la compagnie de son épouse Sylvia Bongo Valentin et de son fils Noureddin Bongo Valentin, a vécu des déboires imposés par les services transfrontaliers entre l’Angleterre et la France. Fragilisé, ce dernier, dont l’état de santé nécessite une assistante familiale au quotidien, devrait se faire accompagner, par au moins, un membre de ses proches.

Cependant, sur le chemin du retour, Ali Bongo a été interpellé par les services transfrontaliers, car confronté à un problème de non-conformité administrative. Retenu durant 72 heures en territoire français, il aurait fallu une intervention discrète de « hautes autorités » pour sortir l’ancien chef d’État dans sa situation inconfortable.

Durant les 22 mois de détention de Sylvia Bongo Valentin et de Noureddin Bongo Valentin, bien qu’en résidence surveillée et libre de ses mouvements pour des raisons sanitaires, Ali Bongo avait toujours évoqué la possibilité d’un départ en exile, si et seulement si, sa « famille » recouvrait la liberté. Une requête qui lui a été accordée par les autorités gabonaises.

Pour histoire, les raisons de la chute d’Ali Bongo, le 30 août 2023″ par les militaires gabonais, ont été motivées par les agissements opérés au sommet de l’État par sa « famille » durant la période 2019-2023. Une période à laquelle Ali Bongo s’est retrouvé confronté à une incapacité temporaire d’exercice du pouvoir, laissant ainsi Sylvia et Noureddin s’arroger par usurpation, les pleins pouvoirs anticonstitutionnels en mettant en place des réseaux mafieux de détournement de fonds publics, blanchiment des capitaux, d’enrichissement illicite et de corruption incarnés par la Young Team. Une prédation qui a valu la distraction des caisses de l’État gabonais d’une somme évaluée à 4402 milliards de francs CFA. Un désastre financier énorme dans un pays où les infrastructures sont quasi inexistantes.

Face ces agissements qui relèvent de l’indifférence et l’hypocrisie, comment comprendre, en effet, qu’en homme fragilisé, Sylvia et Noureddin sans anxiété, a qui ont profité des mannes de l’État gabonais durant les quatre dernières avant le coup de libération, laissent voyager seul sans assistance familial Ali Bongo alors que son état nécessite un accompagnement permanent ? Eux, qui proclament haut et fort une dévotion à son égard. Pourquoi le chef d’État déchu, citoyen libre et détenteur d’un passeport ordinaire n’a pas de visas et que ce document soit perdu… à Londres ? Sylvia Bongo Valentin et Nourreddin Bongo Valentin après avoir été la cause du rejet d’Ali Bongo par la population gabonaise ont-ils voulu sacrifier l’ancien chef d’État sur l’autel de leurs intérêts personnels ?

Au regard de cette embarrassante affaire, est-il  envisagé le possible retour en terre gabonaise d’Ali Bongo ? Quand on sait que ce dernier n’a fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire compte tenu de la liberté de circuler qui lui a été accordée par les autorités de la transition.

Thierry Mocktar

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