Depuis 2024, le secteur de l’éducation au Gabon connaît une dynamique de réformes et d’investissements visant à améliorer l’accès à l’enseignement, la qualité des infrastructures et l’adéquation entre formation et emploi.
Sous la Transition, plusieurs actions structurantes ont été engagées à l’échelle nationale, touchant aussi bien l’enseignement général que la formation technique et professionnelle.
Des conditions d’apprentissage en amélioration
Afin de réduire la surcharge des effectifs et d’offrir un meilleur cadre d’apprentissage, l’État a procédé à la construction et à la rénovation de 196 salles de classe sur l’ensemble du territoire national. Parallèlement, les bourses scolaires dans les lycées et collèges ont été rétablies, facilitant ainsi la scolarisation et le maintien des élèves issus de familles à revenus modestes.
Dans l’enseignement supérieur, d’importants travaux de réhabilitation ont concerné plusieurs institutions majeures, notamment l’Université Omar Bongo, l’Université des Sciences et Techniques de Masuku et le Centre Universitaire des Sciences de la Santé. Des lycées et collèges publics, à l’instar du lycée Paul Marie Yembit, du CES Les Lauriers de Moanda ou encore du lycée de l’État de l’Estuaire, ont également bénéficié de travaux de modernisation.
Un accent sur la formation technique et professionnelle
La Transition a également mis l’accent sur le renforcement de la formation technique et professionnelle, considérée comme un levier essentiel de lutte contre le chômage des jeunes. Plusieurs lycées techniques et agricoles ont été achevés ou réhabilités, notamment le lycée technique de Gamba et le lycée agricole de Lebamba, tandis que d’autres établissements similaires ont été rénovés à travers le pays.
Dans le même esprit, l’Institut Pédagogique National a fait l’objet de travaux de réhabilitation afin d’améliorer la formation des enseignants. Les autorités affichent par ailleurs leur volonté de réorienter les filières de formation vers les secteurs jugés porteurs, agriculture, bois, numérique et industrie , pour corriger l’inadéquation persistante entre formation et besoins du marché de l’emploi. L’octroi des bourses devrait ainsi privilégier davantage les filières stratégiques et techniques.
De nouvelles infrastructures éducatives en construction
Sur le plan des infrastructures, plusieurs projets de construction ont été lancés. Parmi eux figurent le Lycée de l’Excellence et son internat au CTRI d’Akanda, le lycée du 2ᵉ arrondissement de Libreville, l’école publique de Bikélé Ziwack, ainsi que la reconstruction de l’école publique de Lalala. Des internats, bâtiments administratifs et complexes scolaires ont également été réhabilités ou étendus, à l’image de la transformation de l’école CIM-Gabon en complexe scolaire.
Un effort financier dans un contexte social tendu
En 2024, l’État gabonais a injecté 13 milliards de FCFA pour le paiement des vacations dues, notamment aux enseignants et à d’autres agents publics, au titre des missions et services rendus hors contrat permanent.
Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions sociales, marqué par des grèves et des revendications liées à la régularisation des paiements sous la Transition.
À travers ces différentes mesures, les autorités entendent poser les bases d’un système éducatif plus inclusif, mieux structuré et davantage en phase avec les besoins de développement du pays, même si des défis importants demeurent, notamment en matière de gouvernance et de continuité des réformes.
La Rédaction




