Il a fallu d’un simple post relayé par les réseaux sociaux pour que la communauté béninoise du Gabon et d’ailleurs se soulève à l’encontre des autorités gabonaises, pour comprenne qu’elle n’était plus la bienvenue dans un pays qui l’a toujours tout donné.
Le Gabon, sous l’ère de la Ve République, se réveille de « l’emprise du vaudou », du tchakatou, de l’ékoune, du balao… Des pratiques ésotériques, mystiques et de maggie noire dont le Bénin a toujours été la terre d’accueil depuis la nuit des temps. Malgré cette panoplie de fétiches proclamant la richesse aux adeptes des pratiques occultes, le Bénin figure toujours au rang de pays pauvre en Afrique.
Avec pour théâtre, l’invasion et l’attribution disproportionnée des espaces de vente dans les marchés entre commerçantes gabonaises et étrangères qui a soulevé l’ire de l’influenceuse gabonaise soutenue par la décision gouvernementale avec la nationalisation de certains pans économiques du secteur informel. En représailles, Béninois, Camerounais et autres communautés ont pris d’assaut le Gabon par une campagne de dénigrement, allant même jusqu’à traiter les gabonais de xénophobe.
Les péripéties de ce psychodrame béninois dont il faut écrire des épitaphes sans rendre un hommage de quelle nature que ce soit, ses rebondissements, les menaces sur le Gabon et ses dirigeants, tiennent en haleine beaucoup de réactions. Dont nombreuses donnent raison à la décision gouvernementale gabonaise.
D’un seuil de tolérance estimé entre 5 et 7% il y’a des décennies en arrière, le Gabon a franchi la barre d’environ 20% d’immigrants étrangers principalement ouest-africains. Un chiffre effarant et nettement au-dessus de la moyenne exigée par les standards internationaux. Le Bénin peut-il en dire autant ?
Dans la « segmentation définie des activités économiques » occupées sur le territoire gabonais par ces communautés étrangères, chaque nationalité, parfois au mépris des règles gabonaises, occupe depuis des années un secteur spécifique de l’économie souterraine.
Durant plus de quatre décennies, les petites activités sont restées la chasse gardée des communautés étrangères : béninoise, nigériane, camerounaise, togolaise, burkinabé… Les gabonais qui s’y aventurent ont été mis en déroute. Pour preuve la tentative de sabordage du projet Taxi-Gab lancé par le Président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema.
Les communautés étrangères se sont permis, avec la complicité de certains dirigeants du Gabon, de bafouer les principes de la souveraineté de leur nation.
Dans ce nouveau « feuilleton » produit par les béninois eux-mêmes, les gabonais ne seront jamais perdants. Surtout que le pays entier garde encore un mauvais souvenir du règne terroriste de la fameuse « légion étrangère » de Maixant Accrombessi, le ténébreux gourou du régime d’Ali Bongo qui s’est permis de mettre sous cap, des pans entier de l’économie gabonaise en compromettant le développement du pays.
La restauration de la souveraineté du gabonais passe aussi par la déchéance de la nationalité complaisante gabonaise attribuée aux étrangers et l’expulsion, aux normes, des sans-papiers.
Thierry Mocktar




