À quelques jours de sa matérialisation effective avec la mise en place de nouvelles institutions, la Ve République n’aurait pas encore livré à l’opinion gabonaise toute son identité au point que chacun se croirait tout permis. Le cas avec de simples agents qui remettent en cause une décision qui engage tout un gouvernement.
En vue de pallier la carence des nationaux dans les matières scientifiques, le chef de l’État a instruit le gouvernement de procéder à un recrutement de près de 900 personnes dans ces secteurs pour satisfaire aux besoins. Une décision mise en application par le ministère de l’Education nationale. Aujourd’hui, le pourcentage connaît une réduction de plus de 59% en matière d’effectifs.
Malgré les décisions de recrutement, d’affection, des prises de service, présence au poste ou encore des évaluations des inspecteurs et conseillers pédagogiques, ces enseignants recrutés par l’État ne sont toujours pas intégrés dans le processus de présalaire, laissant ainsi compromettre leur engagement.
En effet, cette situation de blocage serait consécutive à l’excès de zèle d’un chargé d’études du ministère de l’Economie et des finances (Direction de la solde) qui, catégorique, refuse de donner suite au dossier. Le motif fallacieux : les enseignants n’ont pas les compétences pour enseigner. Ce dernier se substitut-il aux inspecteurs ou conseillers pédagogiques qui ont formé et évalué ces enseignants ?
Voilà un énième scandale en République gabonaise qui pourrait empêtré le système éducatif gabonais de tomber dans des grèves à répétition et de creuser encore davantage le fossé du manque des enseignants nationaux dans les matières scientifiques comme c’est le cas actuellement dans de nombreux établissements.
Thierry Mocktar




