Considérés depuis de nombreuses années comme une alternative locale visant à pallier la carence des structures publiques en matière de formation, les établissements privés d’enseignement supérieur sont à ce jour au bord du gouffre.
Une malencontreusement situation causée depuis trois ans par l’État gabonais qui n’honore pas sa dette envers ses partenaires dont le montant serait estimé de plusieurs milliards de francs CFA.
Plusieurs promoteurs de ces structures privées dénoncent une incurie de la part de l’État gabonais et sont préoccupés pour l’avenir de leurs établissements.
Jouant un rôle important dans l’encadrement des étudiants qui ont été orientés par l’État, mais aussi essentiel dans le système éducatif national avec pour objectif de former localement la jeunesse gabonaise en contribuant à la diversification de l’offre académique, il existerait une menace de paralysie du secteur à cause d’une crise financière grave engendrée par le non-paiement par l’État de ses arriérés cumulés.
Entre autres : frais de scolarité non réglés, difficultés financières graves, enseignants non payés, non-paiement des coûts de fonctionnement essentiels…
Des milliers d’étudiants orientés vers ses structures académiques privées sont menacés de suspension de cours. La formation étant le bras séculier du pays à disposer d’une élite compétente pour soutenir le développement.
Thierry Mocktar




