Projection du Conseil des ministres, la croissance économique du Gabon devrait se situer à environ 8% en 2026 selon les prévisions macroéconomiques du Gouvernement. Celle-ci sera tirée par le dynamisme du secteur hors pétrole, l’augmentation du budget d’investissement et la mise en œuvre des projets structurants.
Cette projection est d’environ trois fois les prédictions économiques de la Banque mondiale qui, il y a quelques mois, tablait sur une croissance en repli de 2,4% sur la période 2025-2027. L’appréciation mitigée de la Banque mondiale tient sur la trop grande dépendance du pays à l’égard du pétrole dont le budget de l’Etat dépend à environ 50% des recettes fiscales.
En 2026, les autorités veulent changer la donne, ce qui explique la restructuration du modèle économique en cours. Conséquence de ce recadrage, le Gouvernement mise sur le secteur hors pétrole dont la contribution est préalablement évaluée à +9,2% et au volume inédit du budget d’investissement, ainsi qu’à la mise en œuvre des projets structurants, vecteurs de modernisation de l’économie.
En effet, habituellement évalué en moyenne à 500 milliards de francs CFA, les dépenses d’investissement connaîtront un bon à 3 321,5 milliards de francs CFA. Ce qui est nouveau pour un pays dont les dépenses de fonctionnement ont souvent avalé la presque totalité du budget.
Dans sa vision de développement, le gouvernement veut faire de l’investissement public, un levier central et non plus une variable d’ajustement. Ce budget en hausse permettra de moderniser les infrastructures et d’accompagner la transformation structurelle de l’économie.
« Le projet de loi de finances 2026 repose sur des hypothèses qui allient prudence et ambition tout en étant réalistes, tenant compte des évolutions sectorielles et de l’environnement international », note le communiqué du Conseil des ministres.
Flaury Moukala




