La mise en place de nouvelles institutions (Assemblée nationale, Sénat, Cour Constitutionnelle et Conseil économique, social, environnemental et culturel) devra permettre au Gabon de rentrer plein pied dans sa Vème République.
Dans son discours d’investiture, le 04 septembre 2023, le Président de la transition, le Général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguéma, alors Président du Comité de la transition pour la restauration des institutions (CTRI), annonçait la mesure phare portant révision du Code de la nationalité gabonaise afin de mettre un terme au désordre qui règne dans son attribution.
Le procès de la Young Team – Système Bongo Valentin dont Sylvia Bongo Valentin et Noureddin Bongo Valentin sont les maîtres penseurs – a mis à nu des failles dans les conditions d’attribution du lien de droit qui lie des personnes à l’État gabonais.
Il se trouve davantage que depuis pratiquement une décennie, des personnes étrangères ayant acquis la nationalité gabonaise sans en avoir préalablement franchi les étapes juridiques nécessaires se comportent de manière indigne ou bafouent les valeurs de la République.
Les sommes faramineuses dont les chiffres ont fait tourner les têtes des magistrats et l’opinion gabonaise lors du procès et qui ont transité par les comptes bancaires de certains « naturalisés » sont la preuve manifeste du désordre qui règne dans l’attribution de la nationalité. Comment comprendre qu’en moins de cinq ans un étranger qui a acquis la nationalité par sa proximité avec le pouvoir puisse se prévaloir multimilliardaire alors qu’il n’a jamais travaillé au Gabon ?
À cela s’ajoute, évidemment, le manque de rigueur et la complaisance. Exposant ainsi le pays à des ripoux qui vendangent et siphonnent les caisses de l’État, souillent l’honneur du pays, etc. Les richesses pillées et retrouvées chez les Occéni, Kim et autres suffisent pour l’attester.
Le début de l’épuration des « naturalisés » devrait débuté par l’annulation des décrets d’attribution accordant la nationalité gabonaise de 2013 à 2023 à des sujets étrangers vivants ou non en terre gabonaise.
Le Code actuel devrait être révisé afin de le rendre plus strict en raison de la porosité des facilités d’attribution qui auraient entraîné des largesses dans les conditions d’accès à la nationalité gabonaise par des sujets étrangers.
Thierry Mocktar




