Censée être effective ce mois de janvier 2026, la Centrale d’achat du Gabon dont la mission consistera à acheter, stocker et distribuer des produits de première nécessité sur l’ensemble du territoire national sera effective dès avril 2026. C’est la deuxième fois que l’effectivité de ce projet est annoncée par le Gouvernement.
Détenue à 37% par l’État et à 63% par des opérateurs privés nationaux du secteur de la distribution, la centrale contribuera à réguler les prix, sécuriser les approvisionnements et préserver le pouvoir d’achat des ménages. Elle sera ainsi un levier central de la politique nationale de lutte contre la vie chère, conformément à la vision du président de la République, grâce au monopole dont elle bénéficiera.
Peaufinant récemment les derniers ajustements de ce projet, plusieurs ministères autour du Vice-président chargé du Gouvernement, Hermann Immongault, se sont récemment réunis afin de permettre à la CEAG d’entrer pleinement en activité dès le début du mois d’avril 2026, conformément au calendrier fixé.
« Nous allons boucler très rapidement certaines parties administratives. Le chronogramme sera finalisé et nous prendrons attache avec les fournisseurs étrangers, afin que les premières commandes arrivent au Gabon à la fin du premier trimestre, début avril 2026 », a fait savoir Théophile Boutamba, le directeur général de la CEAG.
Cette annonce constitue une marque d’espérance pour les consommateurs gabonais, lassés de la volatilité des prix sur le marché gabonais de l’alimentation, notamment les prix de produits de première nécessité. La centrale offre un espoir de rééquilibrage de ce prix et un gage de lutte contre la vie chère dans un marché où les différentes initiatives de lutte contre ce fléau n’ont pas produit d’effets.
Flaury Moukala




