Au terme d’un exercice budgétaire 2025 asséché, l’État gabonais, au regard de la diminution des ressources nécessaires a besoin de fonds propres pour assurer le financement des services publics essentiels au développement du pays. La Loi des fiancés 2026, tient compte de cet impératif avec la prise d’effet, dès le mois de janvier 2026, de la très controversée Taxe Forfaitaire d’Habitation (TFH), dernièrement, votée à la hussarde par les députés de la 14ème législature.
Deux hypothèses s’ouvrent dans la mise en application de cet impôt. Premièrement, la poursuite des chantiers entamés depuis le contexte de la Transition. En effet, de nombreux chantiers lancés durant le pouvoir d’exception sont aujourd’hui à l’abandon, suite à des difficultés de trésorerie des entreprises adjudicataires. La deuxième hypothèse est le fait de la mise en œuvre de la politique de la Transition. L’État gabonais a besoin de ces ressources supplémentaires pour doter les collectivités locales de fonds supplémentaires nécessaires destinés à leur fonctionnement.
La TFH est imposable aux propriétaires (locataires ou non) des propriétés bâties pour usage d’habitation ou autres activités (commerce, bureaux, etc). D’un montant forfaitaire, la taxe sera prélevée en fonction des zones selon les niveaux d’urbanisation ou des offres de services variant de 30 000 francs CFA à 1000 francs CFA.
Il est à préciser que les zones rurales, les bâtiments publics, les écoles, les internats, les universités, les campus, les lieux de culte, les détenteurs des compteurs sociaux sont exemptés du prélèvement de la taxe.
Cette réforme s’inscrit dans le cadre de la mobilisation des ressources nécessaires au financement de la dépense publique pour garantir le développement du pays.
Thierry Mocktar




